L’an 2000 sans son 1er janvier

Jeudi, nous vernissons les bouquins gays de la librairie Etat d’esprit, rue Royale, où le gotha gay philosophe culturbin : « Ton briquet, c’est pour les poils du nez ? », poétise une jeune lesbienne.


Nous arrosons goulûment l’inauguration aux Feuillants Tata Jacqueline, son ex et nouveau employeur goûtent un peu de serveur en courant entre les tables au son d’un Stardust éternel. « Ouh ! Baby ! «  samedi, le ciel clignote de lampions bleu vif et tous les hibernants se battent sur les terrasses pour un peu de lumière chaude. Je rejoins Dj Arnie chez Profile Coiffure (rue Mercière) , en plein mix housy pour coupe élégante. La nuit atterrissant, Galactika bourdonne à la Doua dans un Double Mixte dans tous ses états : des dancefloors inaudibles séparés par un simple paravent (« ils ont oublié de faire toute la hauteur de la salle », fustige Didier). Désolant. Kiko réussit à capter corps et ouïes de clubbers délurés et Jeff Sharel en rajoute dans un live mystico-électro tribal hautement sensible. Cet homme est un grand. On zappe la salle techno où décidément les kids n’ont plus rien compris : ambiance rock antisocial devant une Electric Indigo électrocutée. « Mes frères, la House Nation n’est pas un mouvement de rébellion mais de défonces et convivialité« , ritourne ma voix de petit house lover. Nous finissons sur un Éric Borgo instable mais amusant et nous nous perdons dans des bulles de savon brillantes. Une nuit de nouveau millénaire au goût un peu amer.

Beau tempo. Jeudi, Spaceheads, In Extremis et Ranium font main-basse sur le Pez-Ner. Dans les pentes, Chef Menteur au Kafé Mysik pour de la variétoche expérimentale pas toc du tout. Vendredi, le Rail Théâtre invite Rykkk’s, Kaiser Sauze et un live de Crystal Distortion pour une Froggs sautillante. Apple Mix Party au Monde à L’envers avec Cedr’x, Alex L et Gaston et nouveau make up des Lady Panoplie avec Nat et Indigo au Baramix puis à La Marquise. Samedi, Mental Corporation et Future Frontier, Jeff Tal et l’Orbital space dj’s crew bastonne au 3672 code 20 03 99. Le Fish prend le frais des Pacific Records Steward Mc Lellah et le Parisien Tom Parris. Engageant.

Bon tant pis. La semaine de la Saint-Patrick et ses bières : tous les bars vont vous la faire en turbinant au rythme de « Dans la vallée, oh, oh… de » (hips, je vais vomir). Dimanche au Fish, Jacques Haffner s’entoure de ses invités mortuaires : ambiance pot d’après-enterrement avec Zara boy’s and girls. Tenue noire de rigueur : c’est plus Chic.

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