Recette de clubbin’ (pour patron en manque de hype)

Jeudi, le Fish fait péter le fond de cale avec David Morales en gâteau d’anniversaire. Tout le clubbing lyonnais est de sortie comme au bon vieux temps où le club venait d’ouvrir et sentait la hype.


Le maître du garage américain a emballé son petit monde en la jouant house anthologique allumeuse et body feeling. Et l’on découvre avec plaisir qu’après avoir joué au branchouille plan-plan, le club se décide enfin à tenter une avancée vers une réelle réputation de grand club house. Pour lui et les autres, voici une petite recette : 1 – Avoir de bons physios à l’entrée capables d’équilibrer ceux qui ramènent du fric et ceux qui amuseront les premiers. 2 – Se doter d’un service impeccable et charmant. 3 – Se booker les djs les plus cotés ou les plus talentueux. Le dj de renom servant de produit d’appel du type « je mets ce super dj en tête de gondole. Je sais que je vends à perte mais ça me permet de me faire de la pub et de les faire venir à mes autres soirées plus lucratives ». À effectuer au minimum tous les quinze jours. 3 – Choyer les meilleurs promoteurs d’une adresse : ceux qui sortent le plus et dans un maximum de lieux, souvent les gays et la cinquantaine de clubbers définitifs lyonnais. 4 – En plus des incontournables flyers, investir toute la presse spécialisée nationale qui vous fera redescendre localement votre nom tout en vous faisant reconnaître nationalement (et Lyon Cap’ ? oui, oui, aussi). Si en respectant l’ordre de cette stratégie très « business » vous ne réussissez pas à faire de votre club un des plus tendance du pays, changez de métier : ouvrez un bordel, ça rapporte et il y a souvent de l’ambiance.

Spotlights. Mêlées de pieds. Jeudi, Le Navire night pousse dj Sophie et D-troy dans le 2 Pièces plus cuisine (superbe flyer). Au même moment, Le Monde à L’envers bumpe avec les Parisiens Kifran et Juju pour une X-fly Party. Les scotchés de techno feront le siège du club qui, le lendemain vendredi, recevra Laurent Hô et Kraft lors de L’Apple Mix. La plus jolie des mensuelles du Fish, Decade, nous propose de regoûter à la pop culture avec dj Sophie. Son voisin la Marquise, fait dans le rock psychédélique seventies teinté de techno-world avec les Avignonnais Gûs Weg Watergang. Plus loin, Bestafter à l’École d’archi de Vaulx-en-Velin avec P. Moore, St Jean, Strat, Luigi et plus. Ré-actline au 04 78 79 23 69. Samedi, Dj June et Ganryu groovizent le KKo pour une Shibuya Station (!?). Au Rail Théâtre, le dub de Kaly et Dub Action s’énergise avec le live techno d’In Extremis. Dimanche, dès 15h, Après-midi New-jack au New-Import (28, rue du Doyenné – Lyon 5e). À voir.

Les pistes aux étoiles. Il va falloir choisir ce samedi entre l’emballante My First Jungle Party Sessions III avec les english men Alex Reece et Wax Doctor au Pez Ner, le New-Yorkais groovy Mathias Heillborn au Fish et Happiness au Transbordeur. Cette dernière marque le point culminant de la tournée Rhône Alpine Groove avec une débauche de djs : Ralph, Strat ; Merlin, Agoria, Kiko, etc., etc. (ré-actline au 36 72 code 7 10 04 99). Comme quoi, certains week-ends, Lyon est capable d’aligner au moins trois soirées de haut-clubbing.

0 comments on “Recette de clubbin’ (pour patron en manque de hype)Add yours →

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*