Le vert Camps vous va si bien

Dimanche 9, perdus dans le jardin fruitier de Christel, nous faisons griller nos synapses sous un doux soleil de mai. Je pars dans l’éternel éloge de la lumière de ce mois en expliquant aux convives, en pleine digestion d’un barbecue énorme, que la couleur du ciel de mai habille merveilleusement les vallées et bois vert bourgeonnant.


Rien à voir avec ce ciel de plomb d’un été graissé à l’huile de Monoï ou cette mélancolie rougeoyante de son successeur d’octobre. Tous tombent plus ou moins d’accord et nous partons rejoindre Pilou dans son Mens de village. Ma mère d’adoption me laisse parcourir son jardin familier et, l’heure du thé captivant, m’exhibe la portée d’Aurélie, truie cajolée de son amoureux René. Sur le chemin sinueux du retour, je m’infecte les sens avec le pop-house The Child d’Alex Gopher (Solid/V2) où le sample du God Bless The Child de Billie Holiday se superpose à ma rétine subjuguée par la beauté des montagnes au soleil couchant. jeudi, re-truie à La Marquise pour sa soirée Méconnaissable. Confrontée à la Ninja Tunes fiesta de son voisin, la péniche donne une soirée semi-privée des plus amusantes et rares : se rendre méconnaissable soit en parler clair, se travestir. Là, vrai-faux cycliste (Diégo), plagiste aventurier (Olivier), paire de tueurs Orange Mécanique ou pauvresse à perruque jaune d’oeuf troublent les repères courants et hurlent leur libéralisation de clubberploitation bien cadrée. Je me colle à Fabien, décidément peu farouche, en embrassant de mon groin de cochon un Guillaume très standard. Le flotteur baisse rapidement sous le poids des maquillés venant et la nuit essore au compte-gouttes notre soif de rire. Une expérience à revivre. La fin de la semaine nous replonge dans la campagne bourguignonne où le lent stroboscope nous couvant éloigne bonnement nos corps des lights des clubs lyonnais.

Spotlights. Don’t worry, don’t panic. Mercredi, To Rococo Rot et Sensorband cybernétisent le Pez Ner pour des bidouillages plus qu’engageants. Jeudi, Couleurs électroniques (Max le sale gosse et Gaston) gratinent le Monde à L’envers. Et l’on pleure une fois de plus sur les flyers du club techno atteignant de semaine en semaine le summum de la laideur. Vendredi, Lyn C et Nath se portent shampouineuses itinérantes au Baramix puis à La Marquise pour la Lady Panoplie mensuelle. Le fish présente la Fluid du Queen avec David Maltese. Samedi, Le Monde à l’Envers change de djs mais pas de place avec le E-voice crew des Chaton, Léo, Yo et S-Blow.

Rions un peu. Jeudi, L’Escalier (rue de la Platière) déjante avec une soirée Sheila. En toute logique, tout Lyon Cap’ s’y rend en perruque nattée couleur queue de vache et sucette dans la bouche. Samedi, dans un tout autre style, Mr Nu 99 touche Sheila au Titan. Pardon, Mr Nu se touche tout seul devant Sheila au Titan. À voir..

Légendaire. Dimanche, le pionnier de l’acid house prend d’assaut le Fish. Roy Davis Jr détériore les clôtures de style et nous balance house, garage et hypersound dans les mollets. À vous de juger sur place.

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