Burnin’ Bangin’ Sun’

« Là on boit pour enterrer nos partielles. C’est la dernière ligne droite avant les vacances », éthylise Frédéric, mardi dernier au Moulin Joli. Le mercure réchauffe le tube des plus de 25 degrés et la grosse tendance des tongs en plastiques et sabots ouverts en cuir s’expose en terrasse. Cette mise en forme pré-estivale vient donner des idées à nos établissements pour attirer un maximum de clients et un gros rouleau de tickets de caisse.


Le temps des nuits à rallonge semble effectivement s’installer. Outre les apéros du Fish (tous les jeudis), certains commencent à ventiler leurs murs comme l’Art Com Studio qui nous annonce une Opération Apéro’Mix vendredi prochain. La suite des beuveries de fin de journée ne saurait tarder et l’on espère retrouver celle qui égalera enfin feu Who’s Next du New York New York. Si dimanche matin, la Divine Comédie ne désemplit toujours pas de kid-clubbers à moitié dévêtus et toujours aussi sexuels et souriants, le club va devoir faire face à deux rivaux potentiels que sont le KKo (rue Thomassin) et Le Bateau Blanc (quai Augagneur). Évidemment, vacances ou pas, sur ces trois afters avancées, seuls deux au mieux pourront retenir la nuit finie. Lyon n’est pas Paris et le public local des soirées du dimanche ou des afters reste réduit et à l’attitude assez solidaire : « Je vais là où il y a du monde. Je ne veux pas me faire chier dans un club où trois mecs se court après », synthétise une jeune club-babe. La Divine Comédie n’a donc pas beaucoup de soucis à se faire pour ses rendez-vous matinaux.

Spotlights. Shut up and dance. Jeudi, Gus Weg Watergang reviennent non pas à la Marquise mais ce coup-ci au Kafé Mysik. Ambiance ethno-rock assurée. Les Nuits Grooves s’installent au pub 105 (105, quai Pierre-Scize) en malaxant acid jazz, house et jungle. Au Monde à L’envers, Agoria et Twins effleurent les Couleurs électroniques. Le lendemain, vendredi, toujours rue Imbert-Colomès, c’est Dwarf, Gill et Tajmahal qui se Rencontre Trance-Psyché. Du côté de l’Ambassade, les illustres Canadiens de Dino et Terry velouteront d’une quality-house les clubbers sensibles. On y court. Samedi, Baiser japonais à Julie et Jean-Albert de Ma Vie est un nightclub au Fish : Japanese Decade avec dj Esteban. Dimanche, petit repas au Bistrot de La Pêcherie avec Uma au service des Promenades Estivales (résa : 04 78 28 26 25). La digestion se fera au 13e anniversaire du Navire night relooké 2P + C (rue Terme). Champagne !

Marrant Gay. Vendredi, ouverture de la Fière semaine au FGL (17, rue Romarin) avec un pré-aperçu du programme de la gay-pride. C’est à 19h. Au même moment, pour les moins gay-militants, apéro inaugural du Ibiza Café (angle rue Tables-Claudiennes et rue Pouteau), nouveau disco-bar des PDX (pentes douces croix-roussiennes).

Masterplan. Dans le cadre du festival des Musiques innovatrices de Saint-Étienne, vendredi, à la galerie Le 9 bis, Toshimaru Nakamura, Sachiko et Otomo Yoshihide expérimentent leurs triturages japonais sur Stéphanois et limitrophes. Plus qu’intéressant. (ré-actline : 04 77 32 53 28).

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