L’Odess’gay

Lundi 31, nous rejoignons la galerie Olivier Houg (rue Jarente) pour le défilé Quelque Chose de la clique Emilie, Antoine, Stéphanie, Barbara et les autres. L’entrée bouchonne de visionnaires métissés et de quelques amis triés sur le volet.


Notre placement effectué, Maud et Mademoiselle J. viennent me narguer d’un superbe : « Si tu parles de nous dans ton canard, nous te fusillons » pendant que Brice, mondain devant les cieux, me casse : « Pourquoi n’écrirais-je pas ta rubrique ? Je suis sur les lieux qui comptent toujours une demi-heure avant toi. » Nous assistons à un défilé végétal sur un mix techno-baroque de Luigi où les coiffures épousent les robes telles des cordes un corps emprisonné. On pousse l’admiration devant un modèle « Marchand de plumes » en pleine lutte contre un symbolique bondage. Le pseudo-cocktail suivant me permet de retrouver un Laurent, toujours aussi excitant : « Oui, je suis toujours avec Cécile. Ce n’est pas mon paravent comme tu le supposais jadis. » Dommage. Mardi, Arnaud m’explique qu’il fera la Gay Pride de samedi prochain pour « montrer qu’il n’y a pas que des pintades » cuites au sirop du milieu commercial et que le débat sur le Pacs a révélé une bien présente homophobie. Malgré tout, il est prévisible que les homos habitués des réseaux téléphoniques-lieux de drague en plein air et boîtes à baise, persuadés ainsi d’être « hors milieu », materont à l’écart du cortège ces so-called exubérants du « milieu ». D’où la motivation : « Allez à la Gay Pride. Draguez sur les trottoirs mais pas dans la manifestation. » Vendredi, L’Ambassade invite Dino et Terry pour un set house-garage discoïdal. Le club se repose dans une ambiance pub jusqu’à 3h du matin et l’ambiance se relève enfin. D’égarements tendres en tourbillons sur la piste, de comatages sur banquettes dorées en cris de jouissance de house lovers, la nuit nous achève et émerveille.

Spotlights. The Sound Negociated. Mercredi, Goldfingers se défoule à la Private de L’Ambassade en nappes de R’n’B et hip hop. Recommandable. Le Fish joue Métissage avec pleins de djs (04 72 84 98 98). Jeudi, Le Bistroy et Caravanserail chapeautent le rock-reggae de Rinstonbok pendant qu’à deux pas, au Monde à L’Envers, Luigi et Onark tournent le kaléidoscope des Couleurs Électroniques. Au Titan, débauche de technologie avec Laurent Garnier et Alex K (ré-actline : 04 50 23 97 13). Le Pez Ner tranquillise en joie sur le reggae de Mister Gang. Vendredi, tout le monde lève les bras et secoue ses pieds pour Minus 8 en jungliseur confirmé de La Marquise. D’autres embarqueront, à deux pas de la péniche, la Panique à bord du Bateau Blanc avec Sophie, Max Le Sale Gosse, Rykkk’s, Luigi, Tajmahal et plus.

Bastard pride. Samedi, après la Gay Pride, les nuits s’avancent : soirée officielle au Stardust avec Peel, D.Troy, Nimo et un live d’Ysa Ferrer. À voir. Le Village-Club (rue Violi) fait sa soirée Folles des Pieds avec Lulu de Paris et le radio FG crew. L’U.C. (impasse de la pêcherie) s’agite sur une Gay Pride Dance Party avec la même Ysa Ferrer en apéritif (elle a sorti un disque et c’est superbien qu’il paraît). Pour les gays plus feutrés, l’apéro se fera à L’Escalier (rue de la Platière) puis au VertuBleu (rue Mercière).

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