Jour de fête

Mercredi, nous dînons au Café 203 (rue du Garet) où l’on croise un Olivier en parfaite compagnie et peu pressé de monter son Britannicus vidéo-théâtral. Le très aimable Étienne pose ses mains tachées de plâtre sur mon épaule et m’invite à visiter le relookage du Café Harmonie, après celui effectué par son bon goût au 2P + C.


Vendredi, Minus 8 soulève la Marquise d’une jungle grasse au relent hip-hopant ravissant. Julien, sexy barman pur jus, se fait mater par trois Zara girls tout en se laissant proposer par un polo de rugbyman un « si tu me payes 100 boules, je rentre dans ton caca mou ». La nuit se réchauffe et la péniche houle sous une foule d’un cru moyen : « Tu sais, dès qu’un lieu devient en vue, les étudiants s’y pressent. Ce ne sont que de petits suiveurs de modes », explique justement un « docteur » en sociologie estudiantine. Samedi, les gays priders se pressent dans les bars et soirées : La Ruche (rue Gentil) qui depuis quelques semaines a retrouvé sa fière allure d’antan, peine à contenir le flux continu de fêtards. Derrière le bar, s’agitent deux pompiers en jaune Ricard poussant à boire leur bonne boisson du sud. Un tandem d’une marque de bonbons distribuant leurs pastilles rafraîchissantes nous estomaque : « Le business en direction des gays s’active cette année. T’imagines les chargés de com’ des maisons Ricard et autres : « Recherche jeunes hommes bien roulés pour promotions sur terrain homosexuel de nos produits« . Ils doivent sûrement beaucoup s’ennuyer lors du casting », sourit un proche de bar. Nous passons à l’UC, tout autant blindé, où je me fais serrer par un gogo-dancer énervé. Les odeurs de la journée passée inondant la cave, nous rejoignons le Stardust pour la soirée officielle. La hardhouse et le play-back euro-dancy d’Ysa Ferrer nous poussent rapidement dans les bras du Village-Club en pleine surchauffe de corps luisants d’étouffements. Sans aucun doute, la meilleure soirée Gay Pride. Nous enterrons la fière nuit à La Divine Comédie peuplée des plus belles gueules de la ville mais partons très vite, excédés par un MC poussant l’animation tel un grossier vendeur de fête foraine : « Music boom boom Music boom boom Allez ! Dansez ! » Ridicule et minable.

Spotlights. So happy. Mercredi, le Forum Bar (rue des Quatre-Chapeaux) fête son gay anniversaire avec pleins de messieurs en chemise à carreaux qui grattent. Jeudi, Manoo excelle en house-garage au nouveau Cosmopolitan (2, rue Désirée) alors que la soirée de la semaine éclate sur le thème des stars princières et strass des convives à L’Escalier (rue de la Platière). Vendredi, Lady Panoplie à La Marquise avec Dj Cloé et Jennifer. Samedi, toujours sur la péniche, funky beats et electronic spirits (!?) lors de la Ninja Tune Party. Deux nuits en plein air avec Tremor Method au 36 72 code 2332969 pour plus d’infos et 3 Sound au 36 72 code 181920 avec Lego, Jumping bass and more. Dimanche, Claude Monet joue hardhouse au Stardust pendant que le Pez Ner expérimente Konic ThTR en visuel et Holon Starfish Pool en transe. Lundi, fête de la musique sur la place de la Martinière avec l’electro pop de Gwen et Wassalfada.

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