La vie est un combat permanent

Lundi 21, nous fêtons la musique involontairement. Ce jour-là, la ville voit débarquer tout ce que la vieille rock génération compte de post-pubères rebelles en manque de ses références musicales : « Ouaih ! Ils jouent grave mortel les morceaux deTéléphone ! Ça me fait kiffer complet. » Pour populaire qu’elle soit, la Fête de la musique attriste tout Lyonnais en quête d’un peu de sound systems expérimentaux et musiques moins djembé-rock-poppy.


Nous trouvons malgré tout notre Eden à la terrasse du Bistrot de la Pêcherie, certes inondé de club babes et branchés tape-à-l’oeil, mais bien arrosé de house baléarique et anisette orageuse. Mercredi, Michel souffle ses dix ans de Vertu bleu, déjà longuement visité le lundi. Toute la grande classe locale décadente passe faire un petit bonjour. Mireille se cache d’un : « Avant hier, j’étais raide au point de ne pas reconnaître ma famille. Ça la fout mal. » Danielle me présente à moult antiquaires de la rue Auguste-Comte et je finis par m’emmêler les boutiques. Le lendemain, Arnaud se raidit à la terrasse du Leffe dans une déprime passagère : « Tu vois, j’ai l’impression qu’il faut se battre tout le temps : le boulot, les amours. Il y a toujours une compétition quelque part. » Nous filons à la soirée anniversaire de la Marquise en rupture permanente d’espaces respirables. Les invités se dandinant sur un Charles Aznavour ou les très trendies BO de Jacques Demy, nous essayons à répétition le dos de chameau. « T’imagines. Faire du chameau sur les quais du Rhône. C’est hallucinant », ondule Pierre. Marie, maîtresse des Voyages 4A, couve toujours d’amour un Jacques Perrichon en sortie de production du prochain 3 Mai. Ne semblant guère opposée au name dropping de Nuits Mobiles, elle sourit à en mourir à ses pieds : « Oh, tu peux parler de moi si tu veux. » Nous naviguons d’un Manuel Pratt en salle comble à une projection sino-cinéma sur le dos de la péniche. Les grains de sable plein les yeux, nous remontons sur terre.

The Sun Rise. Mercredi, Le Réveil du Fish avec Koma, Pone, Krisfader et Samir. Jeudi, Le Grand Jardin (24, rue Royale) presse le citron de Philgood lors d’une Groove Collective acidulée. Vendredi, on file prendre l’air avec Agoria, Serpico et guests au 06 15 18 66 22. C’est House Garden donc à ciel ouvert. En intérieur, Le Space convie le queenesque Antoine Clamaran pour une Shining disco. De son côté, le Fish joue Queer Station avec dj Luck. Samedi, le plein air revient avec Skwatt. B au 3672 369669 pour le programme et la Pulse 2 du Rebirth Crew avec Esion et Anaphaz, Max LSG, Gill, Raz Francis, Tajmahal et plus (ré-actline : 06 69 15 59 02).

On veut bien rire. Vendredi, Le Titan invite les lycéens à la Nuit du Bac. Ça va rouler sous le comptoir pour les heureux élus et pleurer dans la chambrette pour les recalés. Recalés qui pourront noyer leur chagrin en écoutant la soirée sur Scoop Fm. Si c’est pas mignon tout ça. Dimanche, L’United Café, qui n’est pas réputé pour ses concepts nocturnes, nous épate en organisant un Rallye Aventure. Chasses à l’on-ne-sait-quoi avec énigmes : « Quelle est la couleur préférée de Céline Dion ? » ou « Quel est le titre numéro un sur Radio Espace ? » Prise au troisième degré, l’affaire vaudra largement le déplacement. Réservation de suite au 06 87 69 30 27.

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