Le bal des casse-couilles

« La musique est à chier mais il va y avoir Caroline Loeb« , se réjouit Frédérique. Vendredi au Village-club, ce n’est guère la folie. Le Lyon-Gay panse ses coups de soleil et la foule se cache. Que dire du show, mi-sketches pro-homo, mi-chansonnettes creuses de la ravissante Caroline ? Que, parfois, le bonheur éphémère d’un tubesque C’est la wouate suffit et que les petits ou grands retours ne valent pas souvent le détour.

« De toutes les matières, c’est l’éphémère que je préfère », pourrait fredonner la Loeb sur ce beat minimal et lancinant qui n’a pas vieilli d’une seconde : tougue-chtoque, tougue-chtoque… Pour le reste de la soirée, rien de nouveau chez les gays. « Je ne supporte plus. Demain, on va àl’Ambassade« , s’évapore Christian. Effectivement, si les homos passent pour des avant-gardistes, ce n’est, musicalement dansant, ni au Village-Club et encore moins à l’United Café que l’on peut croiser certains de ces spécimens tant loués. Un dj « hétéro » m’expliquait, en buvant une tasse de café : « Je ne comprends pas. Au début, la house et le garage, c’était tout de même un truc à pédés. Lorsque tu disais à un Américain que tu écoutais cette musique, il te demandait si tu étais gay. Aujourd’hui, tu vas dans n’importe quelle boîte homo et tu entends de la merde, des trucs qu’ils passent surNRJ et que tout le monde achète en CD 2 titres. Pourtant, la house et surtout le garage sont des musiques chaudes, groovy, à fond dans le trip gay sensible et sexuel. » Au lieu de ça, ils ne trouvent rien de mieux que de jouer de la hardhouse sévère et monotone lorsque ce n’est pas un délire trancy tel un Richelieu à la pointe de la trend britonne. Oui, la trance, cette techno pseudo-mystique prétendument envoûtante, revient. Enfin, la trance revient d’Ibiza-édition 1999 soit d’Angleterre (l’île nightclubbeuse espagnole étant devenue depuis 5 ans le pèlerinage de toute la jeunesse anglaise). Le Village s’est transformé en mini-rave en transe et n’y a rien gagné en convivialité. Pourvu que ce type de nuit s’éclipse.

Moove your body, my baby. La vraie rentrée débute ce week-end. Jeudi, le Ninkasi fait péter les bouchons de sa bière locale pour son deuxième anniversaire. Au menu du soir, les Gueules de Bois joueront du « trash-guinguette » dès 21h. On devrait beaucoup y rire. Le lendemain, vendredi, toujours dans la brasserie de Gerland, Namas Pamos donne dans la world music. Les Allemands embarquent sur La Marquise : Black Forest Beats 99 et Dj Tante Tilly tiendront la barre haute, tout en trip-hop latino et house upliftin’. Au Fish, nous saurons enfin si Julie et Jean-Albert de Ma Vie est un nightclub ont bronzé intégral lors de la Décade U.V No4. Un peu plus loin, Woodstower fait son festival à la Tour-de-Salvagny avec le reggae de Mad Jimitys, les percus de Dekkal et le raï de Kum. Ça continue le samedi avec Shaman, Sueno Latino, La Familia et Bahia Batukada. S’il fait beau, le dépaysement sera garanti. Prise de température au 04 78 48 86 18. Au Tunnel, Filtred House avec dj Love et D-troy. On chute mardi au All Sports Café qui sort son dernier Barbecue sur la terrasse.

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