Une party de fêtes

Si en anglais « party » signifie « fête », en français, il cache sous ses multiples flyers un vague « soirée ». Une « Jungle Party » sonne mieux qu’une « Jungle fête » et surtout permet à ses initiateurs de ne pas faire de publicité mensongère : une party ne garantit pas la fête qui donne le sourire et s’imprègne à jamais dans une case cérébrale.


Passé cette terminologie fumeuse, cette semaine passée aura été une vraie semaine de « fêtes ». Mardi, nous vernissons l’expo de Bob & Bob (le voisin de page) au VertuBleuFrançois s’impatiente de retrouver ses jumeaux Paul et Gabin : « On les aime tellement que l’on les lécherait sans arrêt, comme une glace. » Plus tard, nous dînons au Mon Manège à Moi (rue Neuve) et Jean-René m’offre un magnum de Saint-Joseph pour fêter ma nouvelle année, dernière ligne droite avant la trentaine. La clôture se fait au Funambule en jouant à s’endormir avec des animaux en plastique gonflables. Jeudi, retour au VertuBleu pour une prise de calories mitonnées avec classe par Mireille avant de filer à L’Escalier en pré-délire de « Moi, je suis un mec à filles un joujou extra, qui fait crac-boum-hue… les filles tombent à mes genoux » peu convaincant pour certains. Laurent me tripote l’entrejambe comme jamais et je finis par fuir ce grand succès pour aller inaugurer le Medley (rue Childebert) où officie désormais Richelieu. Mauvaise pioche. Plus tôt, La Station s’inaugure sous le sceau du groupe Chabert (Fish, Oxxo). Nous n’y étions pas conviés mais n’avons rien manqué aux dires des happy fews : « Peu de monde et sans ambiance ». Dès vendredi, la Techno Parade débute au Gibus parisien avec Greg Gauthier et la prestation de Barbara Tucker. Tout est amusant dans la renaissance de cet ancien club de rock où pseudo-caillera (« un mec qui a des tablettes de chocolat comme ça ne sort pas de banlieue » selon Julien), gay-Marais et faune bigarrée se perdent dans une nuit garage sensible. Jean-Albert, en charmante compagnie, s’impatiente d’un « manque de folie ce soir » tout en appréciant la série Masters At Work du Gauthier. Le lendemain réunit 300 000 danseurs sur le trajet des 32 chars de la parade. Nous rejoignons le bouquet final à Reuilly où l’on s’émerveille de pouvoir flirter avec trente dancefloors jusqu’au début de la nuit : des très masculins et looks austères de la zone trance-techno au groovy over-lookés des scènes teck-house, nous scotchons sur le terre-plein du char We are All Primitive avant de finir sur celui de Prozak sentant le soufre de la caillera (au final, 47 interpellations suite à des agressions sur les « paradeurs ». Sinistre). Pour récupérer une nuit à taille humaine, nous finissons au Folies Pigalle pour une Paradise Garage surchauffée mais lâchant son ultime énergie qu’en fin de nuit, moment auquel plus aucune force nous permet de rejoindre le Batofar et son très hype after.

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