Ordinary man

Mercredi dernier, Claire exauce mon envie secrète de la veille et m’apporte pour dîner un coffret de petits cubes de chocolats Richart. Nous piochons, le guide en main, dans ce renversant damier de « ganaches aux feuilles de verveine et pétales de roses » et autres « pralinés aux amandes d’Andalousie » avant de descendre la pente qui mène à La Marquise. Je ne suis définitivement pas en odeur de sainteté à l’entrée. Peu importe.


Howie B et le Pussyfoot crew slaloment entre live-acts et dj sessions proto-bordéliques pendant que nous flirtons aux pailles de nos PMG en compagnie de Pierre Budimir, coiffé de sa casquette indéboulonnable. Il nous invite au prochain Jazz à Vienne et nous promet mondanités et hypothétiques nuits fluviales sulfureuses. Je croise Christophe ayant enfin raccroché pour un soir sa souffrance (qu’il vit certainement comme consistance). Peu importe, on l’aime bien, même beaucoup, lorsqu’il s’allège de son air triste habituel. Une envie pressante m’enferme rapidement dans les toilettes avec Karine et me plaque dos à elle contre la porte : « Vas y ! Je te promets que je ne regarde pas. » La splendide clôt la séance : « Non, je ne peux pas. Ça bouchonne et devant toi, impossible. » Nous finissons à chahuter sur un vieux Colonel Abrams qui n’émeut que modérément un Fabien toujours attaché à son amour passager. vendredi débute l’enquête à paraître dans le prochain numéro de Lyon cap’, celle du testing du supposé délit de faciès à l’entrée des discos. « Ton couple de Beurs, tu as vu comment tu les as sapés ? Attends, beaux comme ils sont, ils vont rentrer partout », se moque Mireille lors du dîner général au VertuBleu. Après une péripétie de deux nuits intenses, nous finissons tous au Café 203 où l’on digère nos sonneries à la vingtaine de boîtes visitées. Alain Turgeon peste, rieur-rageur, contre son statut de « rebelle » dans Nova Mag’: « Ils ont écrit n’importe quoi. Je n’ai rien à voir avec ce truc ». Son visage lumineux me renvoyait à notre échange, il y a quelques semaines : je croisais le romancier dans le métro en possession de son premier roman Gode Blesse, code-barré du logo de la bibliothèque : « j’ai voulu faire des retouches pour l’édition de poche à venir et je me suis rendu compte que je n’avais plus mon livre. Je viens donc de l’emprunter », rigolait le beau Québecois. Finalement, nous nous sauvons fatigués et je clos mes paupières sur l’affectueux album de Day One.

Mozaik à tout faire. Samedi, Cut groove rafraîchit l’air des raves avec Mozaïk. Le bon plan du week-end où l’on dansera avec Djamency, No, Yellow, Jack F, P’tit Pierre, Sage, Symbioze et le brillant Tonio. C’est 60 F à l’entrée et se situe au 36 72 * 1 11 03 2000.

Meeting electric zone. Mercredi, Ramdam sort son intervention plastique sur le thème « Les droits de la terre et la danse des moulins à café ». Tout un programme au 04 78 59 62 62. Au Bistroy, les djs DDD et Fudge servent du trip-hip-hop et drum’n bass. Jeudi, La Marquise fricote hip-hop et house avec Dee Nasty et dj Chang. Vendredi, toujours sur la péniche, Spider offre Lavibe Party en compagnie de PP le Mocco et Dale Cooper pendant que son voisin, Le Fish, part au Brésil avec Carnaval. Au Squale (15, rue Puits-Gaillot, quartier Terreaux), le shop Cyborg installe sa Bomb Inside avec Cyb, Nyto et Mc Shane. Welcome au Studio (12, quai Pierre-Scize) avec Alex K, I.Gore et P.Moore. Samedi, le Box Office se housize avec All’n et Fred’X. Au Fridge, Wake Up ! remue les gays et G-Friendly avec Sophie et D-Troy. Enfin, « Put yours hands up in the air » avec Mister Mike au Titan.

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