When You Touch Me

Jeudi, en avant-soirée, une visite à l’aérien Virgin Megastore n’annonce rien de révolutionnaire pour les mangeurs de disques qui fuient les sillons imposés par les grosses Universal Company. Magasin bien fichu même si les vendeurs du rayon house-techno devraient réviser leurs feuilles de style : Alex Gopher en techno, il faut oser. Pourquoi pas, dans un élan de fantaisie, Manu Le Malin dans les bacs house ? Vendeurs que l’on retrouvera fêter leur rentrée des disquaires au VertuBleu.

Claire en grogne, Mireille fatiguée, nous dînons rapidement et fuyons la beauferie virginale nous encerclant : « Olé Olé Olé Olé Olé ! ». Le lendemain sera plus joyeux au Hilton. Le casino dévoile ses tapis verts et nous découvrons que la déco n’est pas plus Disneyland que les happy fews attachés à leur flûte de champagne présents dans ce tombeau à jeux crypto-égyptiens. Momies enrubandées de visons, entrepreneurs, hommes politiques « passés et présents » : « Francisque Collomb ? Je croyais qu’il avait déjà une rue à son nom qu’il était mort quoi », chuchote à son Pimpo, une Bimbo épousant sa robe fuchsia de la maxime très mode : « Je n’ai pas de style mais j’ai les moyens d’acheter le bon goût. » Ours Fort, graine montante du décisionnel politique local, nous expose son gaufrage en s’associant à un night-club flottant pour une prochaine fête municipale. On l’avait prévenu. Claire s’inquiète de mon air attendri devant Françoise ou Stéphane C. alias Le Petit Poucet qui me présente, d’un regard brillant, sa légitime. Au bord de la surdose de champagne, nous approchons Benjamin, jeune bleu de cocktail, la libido au bord de son visage taillé au carré, attablé tel un ouvrier en attente de son café matinal. Nous l’initierons à la bonne conduite à adopter parmi les pique-petits fours à la drague facile. Miss Rhône-Alpes l’accroche rapidement et nous nous concentrons sur les porteurs de bouteilles, les ravissables Siegfried et Vincent. Ma princesse consort corrige mon entrain vis-à-vis des deux louveteaux : « Il faut toujours être poli avec le petit personnel. » Nous sautons les bras encombrés d’orchidées dans un taxi pour le Village-Club. Mes dames me laissent comater en compagnie de Marie et Jacques Perrichon tout aussi chaleureusement baignés dans l’alcool. La Divine Comédie étant tombée pour la blanche, le voyage pour le nouveau lieu d’after avancé, le Box Office, s’arrête sur une énième écoute en boucle de l’interminable et heureux When You Touch me de Taana Gardner. Un disco à embrasser, à transpirer, à baiser, à aimer. samedi, le réveil se fait sur FG qui nous narre le bilan de la Winter Conférence de Miami qui est à la House Nation ce que le Midem est à la variété : la Mecque de la dj-culture. Selon la radio parisienne, les Anglais se font plus voyants avec leur « esprit festif » (circa le désastre qu’est devenu Ibiza), les piscines sont peuplées de la crème des djs mondiaux et les beautiful people se gavent de parties. Vivement juin et le plus coolant Sonar Festival barcelonais.

Primo tempo. Mercredi, dj Ranium s’exerce au Bistroy. La Brasserie L’Espace (26, place Bellecour) propose un dîner italien avec le groupe Trigones et Yves Le magicien. Au Transbordeur, Radio Scoop fête ses 18 ans en compagnie du gratin de la variété actuelle. La soirée est-elle interdite aux majeurs ? Vendredi, Le Monde à l’Envers entoure Chloé de Laurent Hô et Axel. Samedi, Wake Up ! au Fridge avec le britton Antoine pendant que la Marquise fait Zimpala avec David Walters et BNX pour de l’électro équatorial. Spiritual Frequencies invitent, pour une Krishna Way, Driss, Lestat, Esion, Thy-Lan et plus au 36 72 code 98 99 00.

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