La frustration repose sur l’emboîtement

« Les femmes ne se masturbent pas qu’avec les doigts : elles utilisent aussi des godes. Mais qu’est-ce que tu crois ! ? » s’agite Cécile chez Primabella et Christophe B. lors d’un dîner mouillé de verres rouges, vendredi. Nous travaillons des fourchettes la pratique féminine de la masturbation et, plus généralement, les frustrations sexuelles : « Qu’elles soient gays ou hétéros, elles ne reposent que sur le manque de pénétration, d’emboîtement » conclus-je, abasourdi par une vieille compilation de hardhouse.


Je délaisse les clés de la nuit au couple Cécile-Christophe qui me retransmets, en temps réel, leur vagabondage via leur mobile : « Nous venons de nous faire refouler du Village ! Cécile pleurniche et culpabilise. Elle m’énerve. T’imagines ? Un Marocain qui ferme la porte à un Tunisien. J’espère que tu vas les casser dans ta chronique » ,grogne le colossal. La fin de nuit se fait silencieuse et les images de l’excursion sur l’île de Bréhat, en début de semaine, s’impriment sur mes paupières : un espace de bonheur marin et paisible où Le Bimb s’improvise poseur en ciré jaune sur la jetée, où les nuits se chauffent sur un feu de cheminée craquant. samedi, en appartement, Claire s’entraîne au badminton à l’ombre de la chasse aux débiteurs d’argent frais (« Essaie la machine au coin de la rue » ; « Non, plus rien dans le quartier »). Nous prenons l’apéritif au Café de La Mairie où toujours aucune proie désirable ne s’aventure sur la terrasse de « d’jeunes », puis au Mushi-MushiRaphaël du Kafé Myzik s’interroge : « Le Noctibus, si tu n’as pas de voiture à garer sur les quais, où tu dois y acheter ton billet, comment fais-tu pour le prendre sans frauder ? Ils pourraient mettre en place avec les établissements un système de billetterie ». Effectivement, si les TCL se sont pris à faire du jeunisme intelligent, leur campagne d’information et la cible privilégiée (les automobilistes aux dépens des piétons) paraît un peu hors sujet : à 2h, personne au portillon de la navette stationnée sur les quais et les cinq « agents d’ambiance » esseulés présents n’incitent guère à une virée en bus. Courage, c’est en rodage et l’initiative à encourager.

Let the music use U. Mercredi, Rocco dirige la Oldies But Goodies hebdo du 2P + C pendant que le Plastic People ressort une Soirée Industrielle. Jeudi, le Village-club se lance dans l’Apéro Poulet dès 19h. Vendredi, Au Coin de la Cuisine se mitonne du trip-hop et de l’electro-beats avec U-back au Kafé Mysik. Ce sera au Pez-ner que l’on pourra compter fleurettes avec Buzz, Max, Rikko et cie lors de la Bucolic Electric electronic pour de l’electro-techno. Le Studio (12, quai Saint-Vincent) vire techno avec D’jamency, Miloch, JP4 pour une Crystal Cavern alors que le Fish amuse ses étudiants avec Peter Phonix. Enfin, le dress-code sera forcément jaune lors de la Yellow Party du Space. Samedi, Le Tunnel invite Nik’hô, Agoria, Freeze et confrères à fusionner house et techno lors de la soirée Fusion. Enfin, mardi, Noz se donne en concert à la Marquise.

Jungle is massive. Samedi, match au sommet entre La Marquise et le Rail Théâtre : pendant que la péniche, en phase avancée d' » »estudiantiniaisisation », frappe avec un Dj Krust majestueux, la salle de Vaise regroupe Volta, Nostress + Mc Boom T, Psychostick, Fragg, Alex Da et Mc Shane pour une troisième édition de Fireball. Choc de titans que l’on aurait aimé voir programmé sur deux week-ends. Vitaux de la semaine.

0 comments on “La frustration repose sur l’emboîtementAdd yours →

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*