Un cou de taureau

Nous dînons, mercredi, au VertuBleu où Jean-Luc en veut à tous les journalistes de la terre : « Ta copine de L’Express que tu m’as envoyée hier, elle avait l’air lisse et transparente. » Goûtant sur du Brel, Claire écoute Dj Arnie déclarer sa flamme pour un Michel, poète sensible et fragile : « J’ai maintenant confiance en lui : il m’aime. Je sais que je vais souffrir mais je l’aime. » Ma princesse pince un sourire affectueux pour le jeune homme et nous partons pour àKGB. Le carton d’invitation épuré sous l’enveloppe-calque nous laissait présager une nuit people haut de gamme. Erreur. Après avoir patienté plus d’une demi-heure pour obtenir un vestiaire (« Si vous avez une voiture, madame, sortez et allez mettre votre fourrure dans le coffre », entendons-nous au comptoir), nous chevauchons un troupeau de bimbos plus ou moins blondes et sortons nous allonger sur un billard. « Votre soirée n’est pas people du tout. Mis à part Gérard Collomb qu’il me semble avoir vu partir, les Roche et nous, il n’y a personne », se désole Claire. Nous accélérons les jetés de verres de vodka au melon et râlons sur cette house cheap et pumpin balancée par Bob Sinclar suivi par pire encore : Dj M, « qui a tout dans ses sapes et rien dans ses doigts », crions-nous en coeur. jeudi, Le Guilain (rue des Quatre-Chapeaux, Cordeliers) fait sa fête annuelle au beaujolais. Coincés dans la cuisine et entourés de joyeux convives, nous débutons une assiette de charcuterie en attendant le strip-tease de Guy démangeant soudainement Marie-Êve : « Tout à l’heure ma chérie. Tu sais, chez moi, c’est 35 cm. Il n’y a qu’à la foire qu’on voit ça », sourit le patron. Après quelques pots, les colliers se desserrent et Guy monte sur le bar pour une mise à nu érotique. Sous l’effet de l’excitation et des « À poil ! À poil ! », un quadra suit et « essuie » son entrejambe avec sa cravate pour ne laisser finalement que son torse à l’air. Le plus sexy du joli resto, repéré en un coup de rouge dès notre arrivée, se lève et grimpe sur le bar. Même s' » »il n’est pas gay » selon Guy, le gaillard finit en slip, fesses nues et provoque chez Alice un « je prends : il a des cuisses de rugbyman. Car le rugbyman a de la cuisse. Ce n’est pas comme le beaujolais ». Marie-Êve fait la moue : « Je n’aime pas son cou de taureau mais il a un côté timide attendrissant. » Plus loin, nous fermons le Modern Bar où Comtesse L. et Babby finissent leur dernier verre puis pénétrons dans le Sex Machine où godes chromés or et cabines légèrement spermées attendent mains fortes. À Euro-Shop, des sexagénaires papotent poupées gonflables pendant que Marie-Êve fait la tournée des nouveautés. Nous fermons les paupières pour mieux cuver.

Regarder le ciel. Personne n’a pu louper, poché blanc, puis rose sur le macadam à la sortie des stations de métro et devant les vitrines de la Presqu’île, ce poétique message : « Regarder le ciel ». Grand coup de respiration sauvage et indélébile d’un ou d’inconnu(s) toujours recherché(s) par Bapjac-a-free.fr. Anonymat évidemment garanti.

Don’t lose your daes, make your nites. Mercredi, les étudiants passeront l’apéro au République (place de l’Hôpital, Bellecour) avant de rejoindre Drôle de manips à La Cour. Jeudi, la jungle d’Aïwa frappera à la porte du Bistroy alors que deux pas plus haut, au Monde à L’envers, Tajmahal et Gill malaxeront leur Secret Vibes psychédéliques. Vendredi, le Melting Pot Café ouvrira ses oreilles jour et nuit tous les styles musicaux. La peinture est encore fraîche et vous pourrez vous y coller au 1, rue Saint-Benoît (Terreaux). Pour les kid-clubbers, le Titan leurs réservera sa What’s up Baby Spécial Moby avec plein de cadeaux. En plus petit et groovy, In Your Face tournera convivial avec dj Toy et Xav au Kamin Club (15, rue Royale, Terreaux). Samedi, Suck My Soul pompera à fond La Marquise avec Junior et Éric en pervertisseurs de vinyles old school. Une des plus douées (et jolies) djettes, Roussia reviendra à Lyon en compagnie de Didier Sinclair, OB1 et Diabless au Tunnel (32, quai Arloing, Vaise) pour le Vital de la semaine. À L’Éclipse (29, rue Neyret, Pentes), Lem, Ruds et Starmax vous basculeront dans la Lost In Da Groove. Dimanche, le Fridge plongera sa mensuelle sexy dans l’obscurité avec D-Troy et Lynn Jordan. Ce sera Black Factory.

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