Sonar BCN relevé à la main

Mercredi, après avoir répondu présent à l’invitation de Pierre Budimir pour une nuit en juillet au Festival Jazz à Vienne, Claire me remonte le moral à la terrasse paradisiaque du café du Palais Saint Pierre suite à la mise en ligne des griffouillages diffamant à mon égard descendus par Alexia De Lyonpeople.com (on ne connait pas son nom, peut-être, Tranteçisquinze Alexia).


« Vous lui proposez un week-end reportage ensemble histoire de la dégrossir un peu et de lui montrer la vraie nuit » se frotte les mains ma princesse. Son « malheureusement, selon ses proches, la majeure partie des scènes torrides décrites dans ses chroniques (Nuits Mobiles – NDLR) relèvent de ses rêves et non de la réalité. Ne souriez pas ! On a pas la vie sexuelle qu’on veut ! » pointe d’exclamation la jeune fille à chaque ligne dans un style léger et tutoyeur super-sympatoche. En passant, Mademoiselle, je vous signale que nous n’avons jamais fist-fucker ensemble (circa vos histoires de doigts – appelez donc un fist, un fist). De même, je n’ai nullement mémoire de vous avoir aperçu à quatre pattes dans quelques lieux lyonnais (hors de chez vos annonceurs finançant vos reportages pipoules nocturnes) : Ainsi, je vous serais gré de gardez vos « tu » pour « Eric » (elle connait Eric Dahan et possède une culture biblique de l’oeuvre d’Andy Wahrol). Heureusement, selon ses proches, elle a trouvé un travail d’appoint en tant que sous-titreuse des résumés de Loft Story tout en continuant à me coller afin de mener une enquête très approfondie sur Nuits Mobiles. Toujours, selon ses proches, elle a décidé de tater mes amants au Brick System. Depuis jeudi, selon nos indications, elle n’a pas compris pourquoi on la refusait à l’entrée et hurlait : « eh, je suis de Lyonpeople, monsieur. Laissez-moi rentrer, je suis grand-reporter et veux savoir si Edgar a effectivement sucé ici ». Mademoiselle, vous avez un grand avenir dans la trash.com. Sale temps. Coincé par une mauvaise angine à me loftomiser devant M6 et le joli petit cul de Christophe. Je baille avec sourire lorsque Laure, ma préférée d’écervellée-langue-de-pute, se lance au confessionnal dans des considérations métaphysiques haut de gamme : « j’apprends énormément ici. C’est super ». Quelques escapades en apéritif me revitaminent les yeux : Au Cap Opéra, où des Steevy se bourrent la gueule de crèmes auto-bronzantes poussant Robert Vaie à lâcher la perle : « regarde celui-là. Il est tellement noir qu’il a du se faire une séance d’UV en intraveineuse ». Jacques H se prélasse sur les marches du café le plus glossy du moment enchaîné à son Rocco, toutou au museau écrasé. La nuit ouverte, les Basement Jaxx balancent un saucage electro-light pimenté de floorkillers housy. Ritournelles sautillantes et lyrics euro-dance replacent la musique électronique à danser là où elle aurait du toujours rester : du léger, du risible (avec exsta ou sans) et du frais-à-lever-les-bras. Même si la nébuleuse electro lyonnaise s’est déplacée en masse, la péniche ne blinde pas et l’on se demande, à demi-désespéré : Que faire pour sortir les clubbers lyonnais si Basement Jaxx, frères jumeaux outre-manche de nos Daft Punk, ne créent même pas la cohue à l’entrée d’un club ? Du Bob Sinclar, pilleur de beats et manchot du mix, comme vendredi au Fish ? Clignez des paupières. Vendredi justement où Z2 désespère de me joindre au portable pendant que je bouquine un kilo de magazines au fond du lit : un Voici pour des nouvelles du Loft ; un Double, magazine féminin dont les pages musiques devraient faire pleurer de jalousie tous les Alexis Bernier et autres torpilleurs journaleux de la musique electro en France ; The Face, bible anglaise de ce qui est en vogue et Sleazenation, biberon des plumes de chez Technikart, Tribeca et autres magazines avant-gardistes hexagonaux. Clignez des paupières. Lundi, Claire se faufile dans les étoffes exotiques des echoppes de La Guillotière. Nous rentrons les djellabas près du corps et tissus à ras-les-sacs plastiques. Le Sonar Festival de Barcelone, Mecque de l’electro mondial, approche et Z2 prépare ses petites chemisettes à danser. Fermez les paupières.

Sonar versus Gay Pride. Jeudi, vendredi et samedi, le Sonar Festival de Barcelone accueillera un bon nombre de lyonnais sur la Riviera catalane. Au menu : plage, Jeff Sharel (pour le régional), soleil, Circulation, palmiers, les ultraprometteurs Squarepusher, Nukléarkoala en short, Master At Work, Mariska en jupette, Andrew Weatherhall, Z2 en drague espagnole, Isolée, Nico avec des lunettes de star, Leika, Laurent Garnier et plus et toujours plus sur www.sonar.es. A Lyon, samedi, la Gay Pride annuelle défilera de la place Jean-Macé (14h) au quai Saint Antoine et finira au Transbordeur pour la soirée officielle. Aux platines : Antoine Clamaran, Jérome Pacman, Agoria, Spider, Love et plus encore au 04 50 09 21 09. Good life Mercredi, Ring Party au Fridge. Le principe regresso-musical se répand : une nouvelle soirée pour chanter sur Corinne Charby, Chantal Goya et tout ça. En beaucoup plus sérieux et couillus, D-Fé gratteront votre fibre rebelle au Bistroy. Jeudi, Daniel Darc de Taxi Girl « cherchera le garçon » à L’united Café pour un mini show-case dès 0h30. Au Fish, Dj Shawn et Thomas Villard s’affronteront lors d’un Fight Clubbing alors que Sidney (« ashipé-ashopé ») nous immergera dans le hip hop de notre enfance à La Marquise. Vendredi, Dj Spen du label Basement Boys irradiera L’Ambassade d’une house upper class : Plan Vital de la semaine. Au Titan, une Fréquence Fille lancera les soirées du gay-pride week-end avec Zébulon, Sonia et Dam’s. Le Monde à L’Envers attirera, de son Signal Effect, les mixes de Laurent Hô et Axel. La Marquise servira frappés Juice, Ewae et le son du Peuple de l’herbe pendant que Dj Benji jouera rock metal au Nebuchadnezzar. Samedi, le hip hop de Philadelphie amènera Incognegro aux gouvernail de La Marquise. En plus sexy et dénudé, La Cour donnera sa Hot XXS avec plein de jolies fifilles. Au Fridge, Mystik Mushroom se goutera avec Blue Planet Corporation, Gaspard, Tajmahal, Loic et Max Le Sale Gosse. Enfin, Le Space lachera la mousse au son de Vito, Phil Rodriguez et Jay Cee.

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