I’m not in luv

Mardi 2, le VertuBleu retrouve une excitation que je ne sentais plus depuis le printemps. Le comptoir plie sous les coudes d’Emma et Alain Turgeon : « Si Alain a 14 ans d’âge mental, moi, j’en ai moins de 12 », s’infantilise la compagne du nègre de Trouxe. Marie-Hélène se défoule sur Bernard, sa nouvelle tête de Turc, à qui elle lance des « connard » à chaque regard croisé.


Agnès, toujours aussi ravissable mais petite sangsue teigneuse, demande toujours plus d’attention et se pose à notre tablée pour piocher dans mon assiette et accessoirement recevoir un exaspéré et méchant « tu me saoules Agnès, casse-toi ». Autour d’Anne-Lise, Laconque, Christophe B. et Primabella, le souper coule sous les assauts de Fred de B. qui se défroque le sourire malin et un petit éléphant en plastique pourvu d’une trompe-de-grand-mère placée sur son entrejambe. Clignez des paupières. Vendredi, au Comptoir Saint-Hélène de Jean-René (place Gailleton, quartier Bellecour), je pose la question du moment : « Ne trouvez-vous pas énervant les partenaires qui vous incitent à essuyer votre sperme juste après éjaculation, voire vous envoyer illico à la douche ? » Sous pression de bières, Olivier avance que « cela m’est jamais arrivé. Une fois, j’ai rencontré une fille qui replaçait sans arrêt mon verre sur le sous-bock ; qui avait la manie de tout ranger, tout frotter. De suite, j’ai senti le mauvais trip : ‘Tu te laves avant, je change les draps et tu vas te laver juste après.’ Pas possible. » Jérôme nous invite à finir ses bouteilles de blanc en appartement. Nous profitons d’un air de fin d’été bien éthylée pour refaire l’histoire du cinéma d’auteur alors qu’Axel tente de nous épater avec sa fausse vraie bonne nouvelle : « On peut tout piquer sur kaaza.com : mieux que Napster. » Le round nocturne se clôt dans un dégrisement au Brick System où un commercial grande gueule me fait part de ses expériences de grand voyageur. Le beau gosse au QI atteignant la température du bain à remous croit savoir que « tu sais, à la base, Mc Donald, c’est américain » et me rhabille pour le Dark’s. Clignez des paupières. Samedi, une reprise de contact avec Le Bimb, mon amour d’un an carboné, tourne court. L’homme de mes dernières peines invente le tourisme-fashion : « Je suis à Florence avec ma belle-soeur ». Pour les musées ? « Non, je fais la tournée de magasins d’usine : Prada, Gucci et là, je pars pour Fendy. Je suis heureux d’entendre ta voix et t’embrasse. » Au dîner-court Chez Carlo (rue du Palais-Grillet, quartier Cordeliers) où nous prenons régulièrement quartier au bras de Claire («  »La meilleure pizzeria de Lyon » selon ma princesse), Le Guilloux s’enfuit, énervé par nos charges indélicates. Mille excuses. Je souffle au Mushi-Mushi où Arnie fait le déplacement afin de se rafraîchir les yeux auprès d’Antoine, remplaçant de Kamel pour un soir et charpente sexy consolidée de douces attentions et politesses de garçon bien élevé. « C’est LE mec idéal », décrète le dj. Un retour au Dark’s surchauffé où Guy Darmet pulse au bar le garage upliftin’ mixé par Allen alors que madame Claude, toujours très tropézienne sous poppers et assise telle une mère nourricière, impose son comeback de grande prêtresse gay du moment et met à ses pieds de jeunes minous en tee-shirts moulants. La backroom semble impraticable tellement les cabines dégorgent de corps allongés, d’enculades verticales et mateurs déceinturés qui feront soupirer Arnie : « Il va falloir bientôt y installer un distributeur de tickets d’attente. » Lynx, le torse nu et élancé, me colle et la moiteur de sa peau me rappelle ce douloureux amour jamais entrepris ensemble. Nous clignons des paupières au Box Office. Mille et un insomniaques burinent sur de la sous-hardhouse lorsque mon coeur lâche : excitant par son gigantisme, navrant par ses barmaids détestables et le manque de sexy et d’humanité de l’affaire, l’after me balance dans la lenteur du premier tram. Fermez les paupières.

Rentrée des clubs (1). On prend les mêmes et on recommence ? A priori, oui. Si ce n’est que malgré peu de nouveaux lieux au tableau nocturne de cette rentrée, le clubbing local continue de monter en flèche. Premier événement de cette rentrée, Aéronite. Dans le cadre de la nuit du Petit Paumé, La Marquise associée au guide étudiant se lance dans un festival de « on n’a jamais vu ça à Lyon » : le samedi 20 octobre, sous un hangar de Bron, défileront le plateau de djs le plus « vavavoum » jamais dansé dans des kilomètres à la ronde. Dj Cam, Les Clones, Flore, Natty Bass, Gilles Petersson, Little Louis Vega ou encore Freddy Fresh amuseront le peuple. Village de labels locaux, rampes de rollin’ et funky déco gonfleront la nuit de cette rentrée.
La semaine prochaine : les mixer-bars et lieux gays

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