Republika

« Ma semaine culturelle s’est résumée à un livre, An equal music par Vikram Seth, que je vous recommande. Je dirais bien que c’est le livre le plus fort que j’ai lu cette année, mais je n’ai pas le souvenir d’en avoir lu d’autres, ce qui affaiblit notablement l’emphase précédente «  m’adresse Mathieu sur un émile en provenance de San Francisco.


Mon Impossible Prince chez les Yankees, Gaelle Communal en tournée avec le Ballet de l’Opéra sur le même continent, Claire sur la Croisette et Laconque en retrait pré-examen à Saint-Tropez, ma semaine semble se dépimenter au fur et à mesure que l’humidité teinte la ville en gris. Pourtant, mardi, Carla sourit au Théâtre de la Croix-Rousse pour la dernière représentation du Jour du Froment. Nous partageons une hilarité enfantine lorsque la pièce se dynamite aux « space-crèpes » cocaïnées. Un pur rail d’amusement, sniffé par des comédiens plus que parfaits. Au post event drink, Petit Poucet et Super Pénélope revisitent leur soirée avec Casimir. Le journaliste ose un « Je lui ait fait un câlin » touchant et presque impudique (qui ose encore employer « câlin » dans une discussion ?). Super Pénélope réactive une rebirth téléphagy et me refigure tous les détails de la série de notre enfance sans aucun effet sur ma nostalgie. Clignez des paupières. La télévision reste un médium trop froid pour m’émouvoir. Depuis que j’ai été autorisé à zapper les images de cet ustensile de salon, mes émotions et envies de gamin fantasque et d’adulte libre ne germent que dans le réel ou l’imaginaire. Difficile d’être un « enfant de la télé » tout comme cela m’est difficile, jeudi, d’être un « adulte dans la télé ». À TLM, le débat conduit par le nec plus ultra de l’écran, Paul Satis, sur la nuit lyonnaise me fige dans une prestation mentaly-correct. J’aurai aimé brocarder Marc Chabert, vrp d’un Eurodance Park en carton pâte sectionnable au Confluent et petite tuerie du développement de la « nuit de proximité » ; interroger Vincent Carry sur sa page « people » (promotion-d’acteurs-parisiens-en-promotion-en-province) dans Lyon Poche ou m’amuser d’affection avec Paul sur ses sorties nocturnes. Mais il y a blocage. Hors antenne, je n’ai également pas pu me défouler sur Laurent Natale, Monsieur Misogyne de la chaîne (Rony, tenez bon ! Il vous emmène des bouquins à la fin de votre excellent Belles et Bien comme si vous étiez une poupette programmée pour le seul parlé chiffon. Triste Christian d’Aubarède, obligé de coucher avec des blondes dans Lyon-Clubbimbos, seule émission à nous faire croire que la nuit est un gigantesque vivier à putes) ou le très « pernaudesque » Franck Nicolas, monstre de la télé locale, vraiment locale. Plus loin, Caroline s’entoure des Kanardo, Olga, Peggy-Laure, Nasser, David Cantera du Modern Art Café, Ange, Hubert Lafferrière, Manu Cédat du Café 203 et Nicolas Stipe pour l’anniversaire surprise d’Anthony Hawkins dans l’ancien atelier de Elie et Jérôme d’Art Canut. La lave psychédélique du projo Matmos se dilue aux rythmes des beats technoïdes et du champagne écoulé. L’industry s’illumine de bougies au sol et de chapelets de lucioles se piquant à un mur agité par le visage celluloïdé de Gary Grant. En sous-titre, le délicieux « j’attendais cet instant depuis des mois. Je vous ai toujours aimé. Je vous aime ». En surtitre, Elie se cagoule d’une lampe en boule et se balance tel un play-mobil over ethylisé. Clignez des paupières. vendredi, le grand club touring débute à La Ruche pour son huitième anniversaire. Les plateaux de petits fours se lèvent, bras au ciel, sous une cohue de buveurs peu excités. Reine Claude sirote assise sur le comptoir, Philippe Jocteur à ses pieds. Un soumis glisse à quatre pattes le long du zinc lustré mais le coeur ne bat pas. Au Medley, je capte un étudiant pour un finish à La Marquise. Un Ralph Lauren liquide son « j’ai déjà sauté un mec… Non, je ne me suis jamais fait sodomiser mais, à 17 ans, j’ai sucé un mec pour voir » alors qu’un jeune trendy corrige « j’étais homo mais plus maintenant ». Je salue le bel Antoine et ferme les paupières dans une baise formatée et oubliable. dimanche, ouvrez les yeux et votez : 13 extrêmes ou proches sur 16 candidats, cherchez la République.

Nu. Mo. (Courts-lettrages). Petit tour de manivelle sur ce qui arrive ici, partout et ailleurs. Ce mercredi 17 à 20h30, Sylvie Barré invitera Musso Versus Schmied dans son Atelier 4 des Subsistances. Dans la nuit, WUZ (Demon et Alex Gopher) joueront house-music à La Marquise. Clap. Tout le week-end, de 10h à 20h, l’artiste bucolique Gilles Baise ouvrira son atelier au 28, rue des Tables-Claudiennes. Clap. Mardi 23 avril, M83 (le haut du panier de la french new-wave) partagera le Transbordeur avec les plus que médiocres Rhinoçérôse et la catastrophe Télépopmusik. Vital. Clap. Après l’Ovale 203 et Le 100 Tabac, Café 203 ouvrira L’Indice 203 aux derniers jours de mai. Clap de faim.

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