You only say you love me when you are drunk

« J’ai mis un t-shirt de la marque. C’est une soirée Gap, non ? » pousse Z2, un pied en arrière, jeudi, à la soirée Diesel dans la cour du Palais Saint-Pierre. Plus tôt, Claire refusait de m’accompagner à cette soirée promotionnelle et me matraquait : « vous n’allez pas faire une soirée de boutiquiers ? ». Ma princesse, après une longue absence pour « conte de fée » avec un deuxième amant, m’embrasse affectueusement à la terrasse du pop-bar Le Dauphin (rue Confort, quartier République).


Pourtant, les vidéos s’infiltrent dans les murs de la cour du musée. La fontaine centrale pleure des fleurs synthétiques sur les carrés de verdures et les invités se drunkizent à l’open bar. Beaucoup de Lyon-poupoules(.com) tristes au milieu desquels Hubert-Julien Laferrière, habitué de ces fades branchés, se charge de me trouver quelques corps à baiser : « Tu veux que je fasse le recrutement de mecs pour toi ? d’accord » s’éclipse l’adjoint. Super Pénélope et Julien Micro P. sortent du Loft («  »C’est Lesly qu’ils ont sorti » ») et me retiennent d’une sortie de langage devant un Laurent Natale aussi plouc en nature que sur les écrans de TLM. Le dancefloor indoor n’attire que quelques non-fumeurs pendant que Patrice Béghain et Jean-Pierre Bouchard saluent Carla, toujours au firmament du vavavoum. Nous échangeons avec le chargé municipal des musiques nouvelles des propos « off » d’intimité lorsque Peggy, Ange et le monumentalement bel Antoine revivifient cette nuit faiblarde mais insolite. L’amusement entre « happy few » s’accélère avec Benoît de Free Lance en tentation de suçon à mon cou, Tornon en spectateur aux yeux brillants ou Géraldine et François MyTV couplés pour l’éternel. Clignez des paupières. Le week-end prolongé s’enlise, vendredi, dans l’inconséquence d’un Medley, toujours aussi merveilleux, où Guillaume joue avec « le magnétisme indéniable du regard de Catherine » devant un Alexis, castrateur d’amour, et Mathieu, fixé sur un pimpo poseur. Clignez des paupières. Retour au Medley, dimanche, pour rire avec Line en tenue de Lofteuse, perruque rousse crêpée et robe léopard. Lady Medley se cabre («  »Je suis Leslaï, enfin sortie du Loft » ») avant de relever sa jupe sur un cul découvert. Gilles bonbonne en Jackson Five colorisé « bonbon rose » et Stéphane B. me frotte le torse tendrement sur un « Au pays de Candy » régressif. Le « You only say you love me when you are drunk » high-energisé des Pet Shop Boys me ferme les paupières.

In Sun City (Part I)
La saison estivale débute et les terrasses s’installent. Tour de trottoir des lieux en plein air qui en imposent, qui émergent ou qu’il vaudrait mieux éviter. Les valeurs sûres : Le Café 203 (rue du Garet) ne désemplit jamais et mélange alcoolo orphelins du Vertubleu et étudiants en toutes disciplines. Un sauvetage pour le lundi soir où tout les autres lieux sont presque vides. Le Cap Opéra retrouve sa terrasse en contre-bas de la place Louis Pradel où les débordements de verres coulent sur les escaliers d’accès. Un must. Le Mushi-Mushi métallise son trottoir en rouge. Malgré la vue directe sur les voitures en stationnement, la terrasse se noie rapidement dans un bain de rires et de cool attitude. Plus arty s’impose le Modern Art Café. Ce n’est pas la folie douce sur les transats mais les expos proposées en continu et la bande son diffusée prouve que le patron, David, est un jeune homme sensible. Les atypiques : La Buvette du Pont Wilson, La Passagère et la terrasse de La Friterie Marti (Grande rue de la Guillotière) marquent le sol de la Guillotière, quartier sous-estimé. Les émergents : Si Le Comptoir de la Bourse n’a pas totalement calé sa clientèle, qui clone parfois celle du pollué et puant Bus Café, le service en extérieur se fait avec amabilité et sourire. Au Broc Café (2, place de l’Hôpital), la terrasse s’aligne un pouce au dessus de ses voisines (L’Hostel, Le République et Mister Patate). Un bout de quartier en expansion qui ferait pousser des cris : « Messieurs Collomb et Buna, réaménagez cette place immonde, broyée par un parking et les voitures ! ». Le Cosmo aux Subsistances s’étale dans sa cour pour un isolement arty et paisible. En pointe. Les évitables : d’accord, c’est blindé tous les jeudis. Mais les apéros du Fish n’ont aucun autre intérêt que de pouvoir frimer avec des commerciaux de marques prestigieuses de voiture, des coiffeuses et vendeuses « parce qu’elles ne valent rien ». Sinistrose sous le soleil. Dès la belle saison, Le Café de La Mairie (Place Sathonay) mue son bar de caractère et adorable en terrasse pour jeunes étudiants faux-pauvres, faux underground et vrais croix-roussiens chiants. Vivement l’automne. Le dépaysement offert par la terrasse du Palais Saint-Pierre ne saurait faire oublier le service exécrable mitonné par les lauréats de la concession du lieu (et en fin de bail). Sodexo, casses-toi !

La semaine prochaine : les bars et clubs.

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