Global incomes – Local startin season (Part 1)

Global incomes – Local startin season (Part 1)

Global incomes. Dans quelques semaines, les terrasses laisseront place au bitume de large trottoir et les lumières de la ville ouvriront l’obscurité de nuits à rencontres, musiques, boissons et spectacles chiants ou troublants. Avant une tournée des ouvertures, fermetures, nouvelles soirées et potins diffamants (ici-même la semaine prochaine), « faites la Madame Irma de ce qui sera dans le vent cette année. Si vous vous plantez, on ne vous en voudra pas : la seule chose qui intéresse vos lecteurs est de savoir s’ils sont cités dans votre rubrique », se fait couper la liaison du portable Claire, dans un TGV entre Cannes et Lyon. Alors tentons le futur. Une fois que le jean « vintage » et le hypra-plouc jean, en toute vulgarité, délavés, rejoindront les tongs « pieds de porc » en plastique fluo au Secours Populaire, que pourra-t-on porter pour sortir ? Quand la hype-bimbo aura oublié que, pour être chienne, il ne suffit pas de se hausser de talons aiguilles, sac Christian Dior de pute et lunettes panoramiques mauves, quel serait le dernier chic pour se faire entretenir pour un gros porteur de carte Am Ex (qui, lui, ne se pose pas la question de l’habit en nouant toujours son Ralph Lauren autour du cou) ? Du look « années 1980 » semble attaquer les lieux nocturnes en vogue. La période néo-baba et Disco Fever est à mettre dans les cartons pour la prochaine vague de recyclage qui moulera certainement nos progénitures dans vingt ans. Deux tendances seront portables cette saison : le punky (déjà un peu daté) et le total look Dallas closer from Dynastie. Dans le détail : de la mini-vague dans les cheveux pour atteindre le crépage permanenté de la ménagère yankee en sortie dans un centre commercial en Gotham City préfabriqué. Les Converse hautes, sur collant, et du frou-frou vaporeux autour du corps. Les corsages serrés par des lacets sur des poitrines volumineuses (ou pas) et un sac à main « mémère » sous le bras. Vous trouvez ça trop vulgaire ? L’autre alternative consiste à se la jouer trash-junkies. Fini la délicatesse. Les jeunes clubbeuses frisent l’attitude gothique avec de longues robes froissées, des chemises jabots, des épingles à nourrice sur les manches et un maquillage outrageusement « dark » : « j’ai pris de l’héro par le nez et je veux que l’autre remarque que je suis une rebelle » serait le maître à habiller de ces jeunes femmes. Toujours dans l’air du temps et définitivement indémodable : porter des lunettes de soleil le matin et cela quelle que soit la météo. Un must et un mépris de ceux qui se couvrent de ridicule les yeux, la nuit tombée. Le fêtard mâle devra être Jacno et puis c’est tout. Quoique les gays puissent le pervertir en lui faisant opter pour une tenue B. Boy avec portable autour du coup et porte-clés sangle en pendaison le long du pantalon. Clignez des paupières. Do you wanna dance ? L’electro pré-house n’a toujours pas envie de Lyon alors qu’elle fait hurler nos voisins de grandes métropoles. Ici, les rotules s’usent toujours sur de la hard-house, du lounge kilométrique ou du r’n’b FM. « Terrifiant. Jennifer mélangeait du rock, de l’acid, de la new-wave » s’extasiait un expatrié à son retour d’Enjoy à Montpellier. Au Fish, on fera encore le fier avec la disco filtrée d’un mauvais Bob Sinclar. Si l’on suit les sources d’inspiration des producteurs de musiques électroniques à danser, qui samplent le passé à tour de platines, il est fort probable qu’après le côté roots latino, soul et funky et la longue période de french-touch en source directe sur le disco, la mode electro-punk devrait rapidement muer. Disco, fin 1970. Punk et new-wave en amont de l’avènement de la House Nation, début 1980. En toute logique, une remontée d’acid-house devrait faire planer les danseurs. À moins que les djs ne sautent directement sur la période « Madchester » et que L’Hacienda rouvre ses portes. Je m’égare et oublie que Lyon est une paresseuse. La ville a découvert le djing, il y a 6 ans et que depuis, les dancefloors sont rarement chauffés à blanc. « J’ai envie d’un bon dj. De la musique très forte et des hommes torse nu, transpirants » se met à fantasmer Christophe B. dans la voiture branchée sur de vieilles cassettes audios carbonées en 1988. Fermez les paupières.

Wanted « Dancetaria Mythology ». Dans le cadre d’une série mensuelle sur les lieux qui ont marqué la vie nocturne lyonnaise, attente de vos bars et clubs regrettés, témoignages et photos sur bapjac-a-free.fr. Sont déjà cités : West Side, Palais d’hiver, Onze Club, La Petite Taverne, Hypnotik, Zoo Club, VertuBleu Comptoir, L’Ambassade, Divine Comédie, Pez-Ner.

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