Global incomes – Local startin season (Part 2)

Global incomes – Local startin season (Part 2)

Local Startin Season. « Si tu trouves de la nouveauté pour cette rentrée, appelle-moi » désespère Manoo, dj résident à L’Ambassade. « Le calme total. C’est une catastrophe » renchérit Nicolas Stifter, ex D.A. de La Marquise. « Nous, on a Miss France qui déjeune régulièrement ici. Tu peux faire un article sympathique sur Le Café du Pond ? » déconne Fabrice du café de la place Lyautey. Is Lyon sleeping ? Oui, comme toutes les autres villes. Paris compris. Le début des années 1990, sous la double impulsion de l’explosion des musiques électroniques et de la visibilité gay naissante, a totalement reconfiguré le clubbing avec mixer-bars, boîtes « gay friendly » et concepts « Art fooding ». Pour ce début des années 00, les dancefloors semblent perdre de leurs éclats et les bars ronronner sur des bases déjà ancestrales : djs exploiteurs de vieux styles et bars proprement décorés. Ainsi, les quelques nouveautés de cette rentrée peinent à apporter un côté « vavavoum » à la fête. Si l’on ajoute au tableau, la tendance sécuritaire et anti-jeunes du moment telles les interdictions de free-parties et autres contrôles de police dont les établissements sont de plus en plus victimes à Lyon, la rentrée 2002-2003 frise la débandade. Clignez des paupières. Quoi de neuf chez les limonadiers ? Beaucoup de transactions et de quadruples zéros sur l’euro-chèquier. Le First VIP a été l’un des champs de bataille de l’été pour la reprise du bail de ce club installé dans la gare des Brotteaux. À l’origine, Marc Chabert et Associés, locataires du lieu, semblaient réticents à continuer de verser plus de 25 000 euros mensuels pour amuser la « haute bourgeoisie » lyonnaise. Au même moment, Jacques Haffner et Associés, prétendants à la succession dans ce même lieu, posaient un paquet d’euros sur le comptoir pour en devenir directement propriétaires. Après un pataquès de procédures (selon l’ex-fleuriste), Marc Chabert et Associés ont gardé Le First, sont en voie d’acheter les murs et repoussent l’arrivée du club « chic et amusant » de Jacques à plus tard. Autre transaction et passage de relais : Le Tactika (feu Duplex-Odéon), quai Gillet, a fait baver plusieurs propriétaires d’établissements pour « le coup de fusil qu’il y avait à faire » au regard du prix « très raisonnable » auquel a été vendu le lieu. La destinée du club semblerait coller à la vogue actuelle du resto-disco à l’instar des àKGB ou Le Cube. Ce même Cube (115, boulevard Stalingrad, Villeurbanne) devrait corriger son concept « pipoul » en optant pour la formule, lancée par les Guetta au Platinium-Paris, du night-cabaret avec serveuses en tenues sexy pour gros machos à bouteilles. Clignez des paupières. Toujours dans les réajustements, Le Funambule, fliqué depuis toujours par la municipalité alors qu’il est une de ses valeurs les plus conviviales et sûres, va reculer l’horloge en faveur d’apéros forcément adorables. Gérard Collomb va-t-il arriver à nous faire coucher avant minuit dans l’attente des charters nocturnes pour le tellement glamoureux GGDC (Gégé Dance Complex) promis sur le quai Rambaud ? Clignez des paupières. Il y a dégraissage dans les établissements gays : à chaque changement de propriétaire, le rainbow flag communautaire se fait descendre au profit d’une enseigne plus consensuelle et estampée du simple « gay-friendly ». Ainsi, le restaurant L’un Sans L’Autre est remplacé par Le Yucatan, cuisine mexicaine « open minded ». Même mixité revendiquée pour One Night (38, rue de l’Arbre-Sec). L’ex-club lesbien devrait rouvrir dès ce week-end pour une clientèle de borderliners. Après son plantage magistral en suite d’une fermeture administrative et à une politique commerciale déplorable (entrée payante et prix des consommations surévaluées), le Dark’s Klub serait toujours à vendre « comme tous les établissements de Lyon » glisserait n’importe quel responsable de lieux nocturnes. Dans la série « du neuf avec du vieux » et après un relookage estival complet, le Bus Café rouvre ce jeudi. Le Mi Mots Arts (11, rue Lanterne), restaurant fétiche, attend toujours que Tartine et Jean-Marc veuillent bien sortir de leur break qui ne cesse de durer. Alors, c’est pour quand la liqueur de châtaignes à 1h du mat ? Clignez des paupières. L’Indice 203 (rue de la Bourse) était attendu pour ce mois de juin. L’ouverture du quatrième lieu des frères Cédat sera effective à la fin du mois sur la base d’un bar à vin, fromages, charcutailles et petits plats à emporter. Le chantier avance et dévoile boiserie « à la 203 » et comptoir rouge pour primo-alcooliques. À ce jour, deux autres « vraies » ouvertures devraient agrandir la ville. Peu d’informations à ce jour, si ce n’est que l’une inaugurera un restaurant labelisé « bio » près du Ninkasi Kao à Gerland et que l’autre ambitionnera d’allier restaurant et salle de spectacle dans la banlieue Sud. Rumeurs non vérifiées. Fermez les paupières.

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