Des coeurs sur le feu

Jeudi, la soirée Tapis Rouge de la rue Auguste-Comte ouvre les galeries pour une déambulation entre uvres d’arts, petits fours et coupes de champagne. « Prends l’adjoint mais, prends l’adjoint ! » me retourne sur le duo ragoteur de Lyonpoupoule.com (mèrage). Le photographe numérise Monsieur et Madame Collomb pour une mise en galerie sur le site de basse-cour. Si mon inimitié pour le dot.com reste intacte, j’avoue avoir un faible pour la chronique hebdomadaire de Justin Calixte.


D’abord parce que la photo signature du monsieur le représente un barreau de chaise en bouche (ce qui peut être une preuve de snobisme) mais surtout, parce qu’il voit des homos partout (ce qui me donne une sacrée marge de manoeuvre pour mes coucheries futures). Justin Calixte ne peut pourtant pas être taxé de prosélyte gay à la lecture de ses potins : il fantasme les pédés comme des membres actifs d’un vilain « lobby » et regrette que la municipalité parraine la gay pride. « Patience Justin. Le Petit Nicolas, après les putes et les jeunes, réglera ce délicat problème du lobby homosexuel ». Clignez des paupières. Robert V. plaint les mannequins en robes de mariées qui mendient leur bague au doigt sur le tapis de rue : « Les pauvres filles. En arriver là, toutes seules au milieu de tous ces badauds à attendre des maris impossibles. En ce qui me concerne, je vais essayer de trouver un mari antiquaire : je les ai trop longtemps négligés ». S’ensuit une chasse à l’homme riche et raffiné par matages devant des vitrines, derrière des masques africains chez Archaïa, en ronde autour d’un canapé Arrivetz. Clignez des paupières. Le premier anniversaire des apéritifs Savoir-Faire au Grand Café Des Négociants se souffle écrémé du gratin médiatico-boutiquier local : l’open bar amuse un moment le toujours jeune premier, Jean-Paul Brunet, et Marie Rigaud, en tenue patchwork trashy en vogue. Je ne sais toujours pas sur quel langage parler avec Jean-Alain Fonlup de Lyon Poche. Hubert Lafférière ne cède pas à ma tentative de mesurer son flux sentimental : « Oui, je pense fortement à quelqu’un », ferme l’adjoint. Les autres habitués de ce genre d’événement pour posing prétentieux m’exaspèrent : Carole Dufour (Porte-t-elle un corset Thermolactyl ?), Christian D’Aubarède (Il paraît qu’il a une grosse queue. Bon, sa coupe de cheveux est d’inspiration « banlieusard en sortie au César Palace » mais il a l’air gentil pour un animateur de radio FM) ou l’ami des comètes, Laurent wanna be Boyer’ Natale (Heureusement que TLM fait plus dans le TF1 cheap que dans Paris Première sinon). J’appelle Jacques Haffner au sauvetage de la vacuité ambiante. « Je suis chez moi. Tu vas à l’inauguration de l’Octopussy, anciennement Dark’s Klub ? Moi, non plus Oui, on se retrouve plus tard », cligne des paupières le jet setter. Super Pénélope, Carla et Julien Micro P. m’éjectent de cette soirée sympathique mais pas plus. Au nouveau Ninkasi Ferrandière, Vincent cède les clés de son 4×4 avant de me rattraper devant l’engin en crise de clignotement et l’alarme hurlante. « Tu n’es pas en état de conduire et tu as appuyé deux fois sur l’alarme » me stoppe Julien MP en fin technicien d’objets roulants motorisés. Nous traversons la rue Mercière par vol à l’emporté d’une chaise, d’une table de terrasse que Super Pénélope me suppliera d’abandonner en bout de chemin. Carla plaque son visage sur des feux tricolores dont le plein rouge, transformé en coeur par des autocollants pochoirs, l’illumine : « Regarde des coeurs sur le feu ». À l’United Café, ASSA 45 glisse ma main sur sa queue mise à l’air contre le comptoir pendant que Carla se voit offrir des bibelots et autres cadeaux inutiles. Clignez des paupières pour un sommeil caressant et sexuel. vendredi, un souper semi-américain dans le Carré d’Or (1) aboutit à une série de clichés photo « crêpage de perruques » sur Duchesse, Mathieu et Joël. ASSA 45 nous attend à l’U.C. pour une brève coudée mousseuse. L’envie d’un vrai son et d’une musique « upliftin » nous flashgordent à L’Ambassade. Mathieu se lâche dans des chorégraphies surprenantes sous haute perfection d’un mix sensible de Rico. Peggy-Laure, Caroline, Ange, David Cantéra et Jérôme d’Art Canut redorent le club en ce qu’il a de magique : une intimité exagérée, un luxe souriant et une musique bienheureuse. Je ramasse ASSA 45 dans la rue et nous fermons les paupières. Demain, samedi, je ne rejoindrai pas Christelle et François Kanardo à leur première KABP à la Boule Noire – Paris et regretterai de ne pas assister au mariage de Sylvie et Jean-Marc du Félicie, le dimanche aussi. Félicitations.

(1) Carré d’or : alentours de la rue René-Leynaud qui concentrent les habitations de Mon Épouse, Duchesse, Carla, Super Pénélope, Cruz Poutre, Julien Micro P., Joël et OLB.

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