Startin season 2003-2004 (Part I)

On imagine toujours qu’un mois de septembre amène son lot de nouveautés fraîches et prêtes à inonder nos chemins nocturnes. Alors, on fouine. Puis, on questionne ses indics, les patrons de bars, les serveurs dans l’espoir d’une piste aux étoiles naissantes. Et puis, on déchante un peu. Cependant, la rentrée est bien là et se cabre drue, dès cette semaine, sous le signe de l’art contemporain et de sa Biennale.

Bars d’art et cie. Du 18 septembre au 4 janvier 2004, C’est arrivé demain prend ses quartiers au musée d’Art contemporain, au palais Saint-Pierre et à la Sucrière. En éclaireur, Résonance, édition « off » de la manifestation internationale, investit galeries et bars de la ville. De nombreux critiques prédisent une édition 2003 de la biennale exceptionnelle (ce qui n’est pas un pari risqué au regard de l’hyper-médiocrité qui plombait Connivence). En attendant l’appréciation in situ et visu des expos « officielles », Rendez-vous se vernira ce jeudi 11 à la galerie des Terreaux avec les jeunes art-stars européennes montantes. À quelques pas et le même soir, La BF15 risque d’épater la galerie avec l’aéroport à pigeons voyageurs de Yann Toma dès 18h. Au Modern Art Café, David Cantéra s’associe à cette Résonance avec Personne Ne Remplacera Mike Brandt de Frédéric Pénimon. Mélangeant sculptures crypto-spatiales et vidéos d’actualités 1900, le vernissage aura lieu ce mardi 16 dès 18h. La seule nouveauté drunkizante estampée « Biennale » sera l’abordage du Café Sur l’Eau de La Biennale de Philippe Chavent au pied de la Sucrière dès le 18 septembre. Ouverte tous les jours (sauf le lundi) et jusqu’à mourir de rire les nuits de week-end, la péniche devrait proposer non pas des événements arty mais « des soirées pas trop sérieuses, drôles », dixit le maître de lieu.

Gay pas friendly. Il fut une époque où sortir dans les bars « homos » était, en sus d’une ambiance de folie, un bon moyen pour se bourrer la gueule beaucoup moins cher que chez les confrères « hétéros ». Depuis notre euro-conversion, ce n’est plus le cas. En tête du : « Il a une calculette qui déraille », La Chapelle, disco de la montée de Choulans pour boutiquiers et pintades engraissées du qualificatif « fashion », fait grimper l’addition au comptoir d’un 7 euros pour un verre de vin. Le 10, de Jacques Haffner, hausse également le jeton d’entrée dans le gosier avec une petite bière à 5 euros en semaine (pour 4 euros en week-end). Il faudra expliquer aux clients de ces lieux ce que ces disco-bars apportent de plus en services et animations.

Gay trop friendly. Quelques bars ont profité de l’été pour ripoliner leurs murs (l’Lax Bar et le 10). Nous attendons toujours que le DV1 (ex-Village-Club) s’équipe d’un système de ventilation décente tout comme Le Medley, d’enceintes qui ne nous anéantissent pas les tympans en dix minutes. Clignez des paupières. Le blockbuster gay de la rentrée, voué au succès obligé, se nomme River Boat. Amarrée au 2, quai Augagneur, la péniche ouvrira sa terrasse bar-déjeuner et sa cale à danser ce vendredi 19 septembre. Au programme, déjeuner au bord du Rhône, apéritifs avec tapas et nuits ouvertes jusqu’à 1h du matin afin de respecter la période « test » préfectorale. L’événement certifié et vital de la rentrée.

La revanche de la Rive gauche
Alors que les Pentes de la Croix Rousse se sclérosent dans un statu quo vaillamment défendu par la mairie et surveillé par un nouveau poste de Police (rue Coxevoy), les nouvelles de comptoir se font rares sur le territoire. Le Jardin Extraordinaire (4, rue du Jardin-des-Plantes) s’accoude tout près du Kiki Kaïkaï et La Note, nouvelle annexe du Matchico (montée de la Grande-Côte), invite les coupeurs de faim à souper pastas et pizzas jusqu’à minuit. Clignez des paupières. Le nouveau quartier nocturne de l’Opéra (rues du Garet et avoisinante) devrait, avant l’hiver, se voir grossir de l’Épicerie du Soir des frères Cédat (Café 203) et d’un changement de propriétaire au Funambule. À quelques rues parallèles, Jean-René devrait raffermir et rendre vital les stationnements au Campbell (rue Neuve). Clignez des paupières. C’est sur la Rive gauche de Lyon que tout devient Nouvel Eldorado pour noctambules : Cet automne, La Marquise devrait quitter les flots du Rhône pour un relifting général et un changement de gérant. La qualité de la programmation ne devrait pas en pâtir au regard du présumé repreneur (un deejay sensible et aimable) que les vents de couloir soufflent. Toujours sur le fleuve, Le Sirius décolle et prend du grade. Les pieds au sec, le collectif Dopebase invite, chaque premier vendredi du mois, les dilletants à ses Freedaes mensuels au 8, rue Chaponnay (quartier Guillotière). Le Carré Café vient d’ouvrir sur la rue de Marseille dans une ambiance de café-comptoir musicalisé par les mixes enregistrés de Manoo et deejays apparentés à L’Ambassade. Le 22 octobre, Poivre et Sel ralliera les amuseurs-amusés de la ville au 20, rue de la Rize (toujours quartier Guillotière). Fermez les paupières sur à cet Est de l’Eden.

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