Sur mes prises de médocs (2)

J’ai vite compris que les anxiolytiques, anti-depresseurs, tout ça, ne menaient à pas grand chose. J’ai pris quelques mois des cachetons à mon retour des Etats Unis où ma soeur m’avait kidnappé des griffes protectrices familiales après la mort de la mère. Pour tenir au boulot, pour avoir un semblant de vie normale. Je les ai arrêté car ça me gavait. Puis, plus rien pendant des années. Jusqu’à cette époque ci. Entre temps, j’ai consulté une psy pendant neuf ans, tous les mardis. Et c’était bien mieux que la chimie. Là, je n’arrive pas à me sortir de cette histoire avec Mr Bone, je cachetonne pour raisons économiques, on dira, car je n’ai pas les moyens de consulter à nouveau. Alors que je sais que j’en ai besoin. J’ai compris que j’en avais besoin malgré mon discours orgueilleux « ca va, c’est bon, j’ai déjà donné dans le psy. Je sais qui je suis et comment je fonctionne ». Le hic est que l’on ne sait pas trop qui l’on est lorsqu’une grosse merde nous tombe dessus, lorsque l’on doit faire face à un échec important.

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