Du temps qui marque.

Je n’ai jamais bien compris. Mais il semble que ce soit « normal » (sans pour autant savoir pourquoi c’est « normal »). Mon père est mort à l’âge de 33 ans. Ma mère à 43 ans. Les environs de mes 33 ans, je flippais comme un dingue. Comme si je ne devais pas survivre au delà du pater. A l’époque, j’étais en thérapie. Ma psy, à qui je demandais de ne surtout pas parler (je ne supporte pas le concept du « psy-conseiller » ou « psy-décodeur verbal ») avait tout de même osé me signaler de ne pas m’inquiéter, que c’était « normal ». Ok, Madame, tout est normal. Ce qui me semble étrange, c’est à quel point les anniversaires de morts se font sentir naturellement. Sans y penser. Il y a un malaise, une mauvaise humeur qui s’installent aux alentours des dates de décès. Comme si ce n’était pas la tête mais le corps qui avait noté l’évènement. Comme si la chair était marquée, datée. Et se faisait ressentir. Avec douleur. Mais je vais bien. Jusqu’à mes 43 ans. Sourire.

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