Mac tout puissant.

Ce soir, j’ai rencontré l’ancienne SR de l’hebdo pour lequel je bossais. Elle avait l’air toute honteuse de m’annoncer qu’elle bossait à nouveau pour ce qui est devenu un mensuel. C’est assez bizarre car si tous ceux qui ont été virés ou poussés vers la sortie du journal lorsque j’y bossais ont comme un compte à rendre à son feu directeur-fondateur, mon éjection s’est faite sans aucun regret. J’ai certes cherché à signer dans un autre canard tout de suite après. Puis je me suis ravisé. Parce que j’étais en amour avec Mr Bone et aussi parce qu’être journaleu me gavait. Cela me fait penser au management dans les entreprises. Celle-là tournait à fond à l’affect. Je le savais. Ne m’en méfiais pas trop. Résistais souvent. Je me rappelle d’une scène que mon directeur de publication m’avait faite juste avant Noël pour que je ré-écrive un papier pas gentil du tout avec le maire de Lyon. Je lui ai dit : « Non JO, je ne modifierai rien. » Il m’a dit : « Alors il ne passera pas ». « Ok, il ne passe pas et je me casse ». Il a commencé par se mettre en colère et jouer sur l’affect à fond avant de comprendre que je ne déconnais pas. « Oui, et à la rentrée, il faudra dérouler le tapis rouge pour que MONSIEUR Billat revienne.. » Je lui ai répondu : « Oui, JO ». Et en janvier, tout était réglé. J’écrivais encore ce que je voulais. Et il comprit définitivement que si je l’aimais et aimais ce qu’il était, son jeu ne marchait pas avec moi. Surement, là encore, parce que je considère que travailler est de la prostitution et que mon mac n’est pas tout puissant.

0 comments on “Mac tout puissant.Add yours →

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*