Refuge (1).

Lorsque j’étais kid et que j’allais en vacances chez les grands’pa mater, j’étais chez moi. Ou presque. Parce que contrairement aux paters où nous étions que deux petits enfants, chez les maters, nous étions treize. Donc c’était moins facile pour se faire dorloter ou passer nos caprices. Mais j’étais chez moi quand même. Il y avait une porte du buffet, celle de gauche, qui ouvrait tout le temps sur des plaquettes de chocolat. Noir. Voire du blanc. Mais n’aimais pas bien le Galak. N’aimais et n’aime ni l’odeur ni le goût. Parfois, il y avait, tout en haut du buffet, des madeleines. Ma grand mère devait aimer ça parce que c’est souvent ces trucs mous et croutés de chocolat qu’elle ne plaçait pas à hauteur de kids. Donc nous devions monter sur une chaise pour aller piquer les madeleines perchées, devenues depuis de Proust.

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