Sur le « Tu » et « Vous » (Travail)

Lorsque j’ai commencé à faire mon salarié docile, je me suis retrouvé dans une boîte managée à l’ancienne. Une sorte d’entreprise paternaliste. J’ai toujours vouvoyé mes supérieurs. Par respect de la hiérarchie mais aussi, assez rapidement, par méfiance voire défiance. Bien m’a pris alors qu’au fil des années, mes supérieurs me tentaient au tutoiement sans que jamais je ne cède. Lorsque je me suis retrouvé en conflit avec eux, le vouvoiement est devenu une force : parce que j’étais dans la distance avec eux et que la distance protège. Lorsque je me suis retrouvé dans la rédaction pour laquelle j’ai bossé neuf ans, la règle était au tutoiement. Donc j’ai tutoyé. Lorsque je rentrais en conflit avec mon directeur de publication (et cela donnait lieu à des scènes surréalistes), tout devenait un peu poreux et, par conséquent, m’affaiblissait. De ces expériences, j’en tire que le vouvoiement est nécessaire au travail.

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