Fin du cynisme.

Se mettre disponible pour monter amoureux n’est pas chose la plus simple. Lorsque cela s’est produit, et bien, je suis devenu dépendant de l’autre. Totalement dépendant de Mr Bone. Dangereusement. J’ai basculé d’un trop plein d’attentions et de curiosités pour le monde à un trop plein d’attentions et de curiosités pour un seul. Je n’ai cependant pas coupé court à la vie sociale. Mais la relation amoureuse m’a calmé. Parce que l’on apprend autant de la vie d’un mec qui se gratte les couilles en ouvrant la porte du frigo les matins au réveil que du dernier spectacle engagé joué dans tel théâtre. Voire, on apprend plus. Le couple formé n’était socialement pas si bancal que cela. Je veux dire par « bancal », c’est que nous sortions, rencontrions des amis, des inconnus. Avions une vraie vie sociale (lorsque l’on ne se foutait pas sur la gueule dans l’appart). C’est une chose qui m’a souvent marqué dans les couples : une sorte de sclérose à un micro-monde, à un cercle très restreint. Nous étions ouverts. Et c’était chouette que d’aller voir un concert au Marché Gare, que de finir nos nuits au Bec de Jazz, que de discuter avec des inconnus dans la rue ou à la terrasse du Café 203. Il y avait ce truc qui fait que le couple (au niveau social) vivait correctement. Le reste ? Le reste a merdé parce que l’autre a merdé. Merde-t-il encore aujourd’hui ?

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