Ingérence financière.

Ce qui se passe, ces jours-ci, en Grèce et en Italie me fout la gerbe. Il y a comme une surpuissance économique qui dicte qui doit ou pas diriger un pays. C’est ce que l’on pourrait appeler des « ingérences financières », plus qu’obscures, dans la vie démocratique d’un pays. Ca fout d’autant plus la gerbe que nos pays « riches » tentent (ou font semblants) depuis des années parfois de faire tomber des dictatures à travers le monde et que ces pays visés rétorquent : « Pas d’ingérence internationale dans mon pays ». Là, en moins d’une semaine, des boîtes privées et des bourses connes font tomber deux gouvernements qui, faut il le rappeler, ont été constitués sur la base des choix populaires, d’élections démocratiques. Que ce soit bien ou pas que Berlusconi se fasse éjecter, là n’est pas la question. Je suis évidemment heureux que le vieux lifté soit éjecté. Je serais content que le nano se fasse éjecter. Mais par les urnes. Pas par des bâtards qui disent : « Tiens, lui, ça ne va pas. Il n’est pas fiable pour rassurer nos flambeurs en bourse ». C’est plus qu’inquiétant tout ça. Et la masse, cette conne de masse, elle prend peur. La peur est une arme dont usent et abusent les puissants et les sous-puissants. Par exemple, la stratégie avouée et actuelle du nano est de jouer sur la peur : « Je vais vous protéger de la crise. N’ayez pas peur ». Comme d’autres utilisaient la peur du terrorisme au début des années 00s, d’autres utilisent la peur de la faillite dans nos années 01s. Les mêmes bâtards finalement.

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