Jusqu’ici tout va bien.

Depuis plusieurs jours, je suis tranquille avec mon isolement. Pas avec ma tête pour autant. Mais tranquille par rapport au fait que je n’ai quasi aucun contact amical ou affectueux. Alors que cela m’a pas mal travaillé pendant pas mal de temps. Je travaille dans un taff qui commence à me faire chier sans chercher un taff qui me sauverait financièrement, me donnerait l’ouverture vers le divertissement. Je sors du bureau. J’attends le lendemain en zonant ici, ailleurs, et en écoutant de la musique. Je retourne au bureau. Ne reçois aucun coup de fil. N’en passe aucun. Ne sors pas. Ne fais rien en somme. Les week ends sont interminables comme les journées de bureau. Mais tout va bien. J’en ai parlé à mon psy, hier matin. Il m’a regardé d’un air bizarre. Mais je verrouille les réactions de mon psy. J’ai accepté de consulter sur le mode de la discussion mais je fais attention à ce qu’il ne devienne pas conseiller ou dans la tentation de devenir maître à penser parce que cela ne marcherait pas avec moi. Donc tout va bien. C’est le fait de devoir être en relation avec autrui qui commence à me faire peur : parce que je ne vis rien, je n’ai rien à dire. Or la relation à autrui est une entreprise de séduction permanente. Or si je ne vis rien, je n’ai rien à dire, rien à valoriser. « Tu fais quoi en ce moment ? dans la vie ? » « Rien ». Ca limite les échanges. Ca anéantit le social. Ainsi, jusqu’ici tout va bien.

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