A l’arrière.

Il y a un ex amant qui vient de me contacter sur un site pédé. Décidémment, après le retour du Gardien de La Joconde, je suis bon pour la série des amants qui sortent de mon passé. Je vais l’appeler R. ici. J’ai rencontré R. en fin de nuit au Medley. Le Medley était une boîte ringarde en sous-sol d’un bar PMU de la rue Childebert (en banlieue de Lyon, en Presqu’île). Je finissais souvent mes nuits de week-ends dans ce club où vraiment tout pouvait arriver parce que c’était un rade totalement décloisonné, où le travelo pouvait insulter la pute, où le jeune étudiant venait faire le con sur Corinne Charby, où le vieux pédé matait le minet près de la porte des chiottes. Nous avons vraiment bien ricané au Medley. Pas mon style de musique mais quand on a quelques grammes dans le sang ou dans le nez, tout va bien. Ainsi, j’ai rencontré R. dans ce sous-sol dansant et archi blindé. J’ai du avoir une histoire avec lui pendant un mois. R. est algérien, un type beau à se demander « Mais qu’est ce qu’il me trouve ? » Je n’ai pas d’attirances particulières pour le sexe « exotique ». Je n’ai baisé avec des noirs dans un bordel uniquement par accident et les nord africains manquent de poils. Mais R. était cool. Un jour, dans le salon de mon appartement du quai Augagneur (Rive Gauche, évidemment), il me dit qu’il voyait régulièrement un vieux monsieur dans le sixième, que ce dernier lui offrait des séances de shopping et lui donnait des chèques. Je compris que R. tapinait mais sans le dire vraiment. J’ai bien aimé cette franchise. J’aime bien les personnes franches.

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