After Biennale (Dave St-Pierre).

Hier soir, avec Le Gardien de la Joconde, nous sommes allés assister à une représentation de la dernière création de Dave St-Pierre à la Maison de la Danse. Le rideau s’est levé sur un mur en béton. En fond de scène, des anges à poils, ligotés, qui se libéraient de leurs liens pour mieux aller foutre la merde entre deux êtres isolés et mornes. Tout part ainsi. Et tout finit bien, si remettre le compteur de sa vie affective à zéro peut être considéré comme « bien ». Il y a, dans cette pièce, de l’amour, du brut, de l’humour, de la chute. Au delà des prouesses physiques de la compagnie (les tableaux sur les tables, sous la pulsion de beats techno martiaux, sont autant spectaculaires que scotchants) ou des très beaux culs des danseurs nus, il y a du dur, de la torsion, de l’oppression dans ce « show ». Lorsque j’écris « show », ce n’est pas péjoratif : j’ai souvent remarqué que les canadiens (ici, un chorégraphe québécois) aiment bien faire dans le démonstratif visuel, à l’américaine, vous faire une séquence « comédie musicale hollywoodienne » (ou s’en rapprochant). Ce « show » était passionnant. Deux heures à suivre ce ballet et ses sauts, sursauts et calages théatraux idiots à faire éclater le public de rire. Au final, nous avons applaudi trois fois avant d’aller mater les culs des danseurs, de plus près, au pot de première.

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