Horsin.

J’ai appris à nager en même temps que j’ai appris à monter à cheval. Ma soeur a une marraine dont le mari était un gros industriel du Périgord. Ma mère avait été femme de ménage pour cette famille d’un autre monde. Chaque fois que j’accompagnais ma soeur dans leur maison, c’était toujours l’émerveillement pour nous, gosses d’ouvriers : maison immense avec piscines (intérieure et extérieure), haras avec une vingtaine de chevaux, terrains de tennis, grand bois peuplé de daims, étang avec petites barques, appartements pour le « petit personnel » et autre atelier de peinture (parce qu’une femme de riche inactive se doit de peindre ou de s’intéresser à l’art). Un été, nous avions passé une semaine de vacances chez eux et Madame avait décidé que l’on devait savoir nager et monter à cheval. Ainsi, elle loua les services d’un maître-nageur qui me fit bien chier avec ses exigences et donna des instructions au personnel du haras pour que l’on sache parfaitement maîtriser le bourrin, aux lettres qu’il fallait, dans le manège. J’adorais monter à cheval. Et surtout, j’adorais, et adore, l’odeur du cheval mais également l’odeur d’un haras que je retiens comme étant « sucrée ».

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