Silence ennuyeux.

J’ai perdu, de part ma faute, deux amis chers. Le premier m’a jeté parce qu’il était épuisé de me soutenir, de tenter de me sortir du roulement dans le néant. Le deuxième, il me fatiguait avec ses excès en tous genres, son extrème indélicatesse. Il s’avère que je croise ses deux amis temporairement perdus régulièrement. Hier, j’ai croisé le premier. Il m’avait dit au bar pro des Nuits Sonores : « Je t’attends. Quand tu auras avancé, fais-moi signe ». Cela m’avait vexé même si je ne pourrais jamais ne plus aimer cet homme qui a tant fait pour moi. Hier soir, au Transbordeur, il était avec sa bande, parce qu’il fait partie de ces personnes qui sortent en bande. Je n’ai jamais eu de bande, juste des « partners in crime ». Parce que c’est plus fort de vivre les moments avec une seule personne qu’une troupe. Les mecs de sa bande sont de gentils mecs, faux culs certainement. Ils continuent à me saluer malgré le clash avec leur pote, avec un grand sourire de tourneurs nocturnes, d’un « Salut Gaspard. Comment vas-tu ? » L’ami perdu, toujours perché lorsqu’il s’approche de moi, me serre dans ses bras en me donnant des « Tu m’aimes ? Dis, Gaspard, tu m’aimes ? » Et il y a cet homme dijonnais dans la bande, qui ne sait jamais comment se comporter. Il me tient le bras, trois secondes, en me regardant avec cet air de « je suis emmerdé, là ». Au final, je suis emmerdé également.

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