Prémonition.

J’écris sous le coup de l’émotion. Je n’ai rien pris, pas bu, cerveau tournant encore correctement. Tout va mis à part que j’ai toujours cette crève de merde. En fin de journée, j’ai passé l’aspirateur dans l’appartement. Rien de spécial jusqu’ici. Sauf que lorsque j’ai rangé le machin dans le placard, j’ai entendu quelqu’un sonner à la porte. Comme je ne réponds jamais, ni à ma porte ni à l’interphone, lorsque je n’attends personne, j’ai laissé sonner. Puis mon portable a vibré en indiquant le nom de mon voisin du dessous. Je n’ai évidemment pas répondu parce que je ne réponds quasi plus au téléphone, les rares fois où je reçois un appel. Puis quelqu’un a, de nouveau, sonné à la porte. J’ai continué à faire le muet jusqu’à me poser sur mon lit puis finir par roupiller. Et, à un moment, je suis réveillé par des coups réguliers venant de la fenêtre de la chambre. J’ouvre les yeux, me tourne vers la fenêtre et vois quelqu’un frapper à cette dernière. J’habite le deuxième étage d’un petit immeuble de trois. Je sursaute. Me lève et me dirige à la fenètre. L’ouvre et me trouve nez à nez avec deux pompiers dans leur nacelle. Là, je les regarde. Je leurs demande : « Que se passe t il ? » Un des deux pompiers : « Vous allez bien ? » Moi, en début de panique : « Mais que se passe t il ? » Lui, de nouveau : « Vous allez bien ? Vous pouvez nous ouvrir votre porte, Monsieur ? » Moi : « Oui, biensûr ». En bas, camions de pompier et de Police avec les girophares tournants qui stationnent dans la rue. J’ouvre ma porte et vois quatre pompiers et trois flics en compagnie de mon voisin du dessous. Ce dernier est fou de joie. « Oh là, là. Qu’est ce que je suis heureux. Oh là, là, qu’est ce que vous m’avez fait peur. J’ai cru que l’on allait retrouver un cadavre dans l’appartement. Qu’est ce que je suis heureux ». Moi, totalement déstabilisé : « Mais que se passe t il ? » Un flic : « Votre voisin nous a prévenu qu’il pensait qu’il se passait quelque chose chez vous. Pourriez vous me donner une pièce d’identité ». Je deviens tout tremblant. Tout ces uniformes à ma porte et ce voisin tout heureux que je ne sois pas mort me déstabilise. Je cherche mon passeport. Ne le trouve pas. Je donne mon nom, prénom, date et lieu de naissance au flic. Et tout ce monde descend les escaliers de l’immeuble. Mon voisin, toujours sautillant d’émotion me dit : « J’ai eu peur. Si vous avez besoin de quelque chose, dites le moi. Mais ne vous isolez pas comme ça. Dites moi si je peux vous aider ». Et je pleure. Et je le salue. Et je ferme la porte. Tout est comme si il savait que la mort rodait au dessus de sa tête, chaque jour. Et j’ai toujours le palpitant à plus de 100 tellement cette scène m’a troublé. Tellement elle signifie.

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