Travailler.

Cela peut paraître (qu’ai-je à faire du paraître ?) prétentieux mais je suis un bon voire un excellent travailleur. Constat contradictoire à mon rapport au travail, à cette mienne affirmation : « On n’existe pas par la position sociale acquise via son rôle professionnel (et social) mais parce que l’on est ». Constat piteux par rapport à ma misérable situation économique et professionnelle actuelle. Je n’aime pas travailler. Cela me fait chier de devoir parfois supporter les autres même si j’aime travailler avec les autres. Je ne me suis jamais fait d’ami(e)s au boulot. Jamais. Parce que mes ami(e)s, enfin ceux que j’avais, je les ai toutes et tous rencontrés dans l’action de la vie, dans des sorties ultra-majoritairement. Elles et ils sont venus vers moi ou moi vers eux. Je suis un bon travailleur obéissant. Enfin, presque. J’ai été un excellent dessinateur-projeteur, un assez bon journaliste, un infographiste assez débrouillard et crédible et, je suis un killer dans mon taff de merde actuel. Finalement, dans des secteurs assez différents, je m’en suis toujours sorti avec respect d’autrui. Principalement parce que j’ai ce putain de truc qui m’agace souvent : le sens du professionnalisme et une tendance marquée à vouloir la perfection, le sans faute. Pourquoi agir ainsi ? Pourquoi, alors même que je conchie la notion « travail », je suis un bon bourrin dans l’entreprise ? Je ne sais pas trop. Est-ce que le respect que l’on me montre, professionnellement parlant, me permettrait de masquer que je ne me respecte pas moi-même ? Est-ce parce que les codes, les règles, les méthodes et limites d’un boulot font que l’adaptation dans le milieu professionnel est largement plus facile que mener une vie intime peu choatique ?

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